Surpoids et cancer : un IMC élevé serait associé à 19 types de cancers

Surpoids et cancer : un IMC élevé serait associé à 19 types de cancers

Le lien entre excès de poids et cancer est connu depuis plusieurs années. Mais une vaste analyse publiée en 2026 va plus loin : un indice de masse corporelle élevé est associé à un risque accru pour 19 types de cancers. Cancer de l’endomètre, du rein, du foie, colorectal… mais aussi leucémie ou lymphome. Que montrent réellement ces résultats ? Pourquoi le tissu adipeux peut-il influencer le développement d’un cancer ? Et surtout, comment interpréter ces données sans réduire la santé d’une personne à un chiffre sur la balance ?

Lorsqu’on parle des facteurs de risque du cancer, le tabac ou l’alcool viennent souvent immédiatement à l’esprit.

Le surpoids et l’obésité sont parfois moins spontanément associés au cancer.

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Pourtant, les connaissances scientifiques accumulées depuis plusieurs décennies montrent qu’un excès de tissu adipeux est associé à une augmentation du risque de plusieurs cancers.

Une nouvelle analyse publiée en 2026 dans la revue Nature Metabolism apporte aujourd’hui une vision particulièrement large du phénomène.

Les chercheurs ont rassemblé les résultats de 226 études prospectives, représentant environ 1,5 million de nouveaux diagnostics de cancer.

Leur conclusion principale :

un IMC plus élevé était associé à une augmentation du risque pour 19 des 25 types de cancers étudiés.

Un chiffre impressionnant.

Mais qui mérite d’être expliqué avec beaucoup de nuances.

Qu’est-ce que l’IMC ?

L’indice de masse corporelle, ou IMC, met en relation le poids et la taille.

Il se calcule ainsi :

poids en kilogrammes ÷ taille² en mètres.

Chez l’adulte, les classifications couramment utilisées définissent généralement :

  • un IMC entre 18,5 et 24,9 comme une corpulence dite normale ;
  • un IMC entre 25 et 29,9 comme un surpoids ;
  • un IMC égal ou supérieur à 30 comme une obésité.

Ces catégories sont surtout utiles à l’échelle des populations.

Pour une personne individuelle, l’IMC possède plusieurs limites.

Il ne distingue notamment pas :

  • la masse musculaire de la masse grasse ;
  • la localisation de la graisse ;
  • la composition corporelle ;
  • les différences liées à l’âge, au sexe ou à certaines caractéristiques individuelles.

Deux personnes ayant exactement le même IMC peuvent donc avoir une composition corporelle très différente.

C’est pourquoi les chercheurs parlent de plus en plus largement d’adiposité, c’est-à-dire de la quantité et de la distribution du tissu graisseux.

Dans cette nouvelle étude, les associations avec le tour de taille étaient d’ailleurs globalement proches de celles observées avec l’IMC.

Quels sont les 19 cancers concernés ?

La grande analyse de 2026 retrouve une association positive entre un IMC plus élevé et le risque de :

  • cancer de l’endomètre ;
  • adénocarcinome de l’œsophage ;
  • cancer du rein ;
  • cancer de la vésicule biliaire ;
  • cancer du cardia de l’estomac ;
  • cancer du foie ;
  • cancer du sein après la ménopause ;
  • cancer de la thyroïde ;
  • méningiome ;
  • cancer colorectal ;
  • myélome multiple ;
  • leucémie ;
  • cancer du pancréas ;
  • cancer de l’ovaire ;
  • lymphome non hodgkinien ;
  • cancer agressif de la prostate ;
  • certains cancers de la tête et du cou chez les non-fumeurs ;
  • cancer de la vessie chez les non-fumeurs ;
  • gliome.

Mais le niveau de preuve n’est pas identique pour ces 19 cancers.

C’est une distinction importante.

Pour certains, le lien avec l’excès d’adiposité est connu depuis longtemps et solidement établi.

Pour d’autres, il s’agit de signaux beaucoup plus récents.

Les associations les plus fortes : endomètre et œsophage

Le niveau de risque variait énormément selon le cancer.

Pour chaque augmentation de 5 kg/m² de l’IMC, l’étude retrouvait notamment une augmentation relative du risque d’environ :

+58 % pour le cancer de l’endomètre

et

+47 % pour l’adénocarcinome de l’œsophage.

À l’inverse, l’association était beaucoup plus faible pour certains autres cancers.

Pour le gliome, par exemple, une augmentation de 5 unités d’IMC correspondait à une hausse relative d’environ 3 %.

Ainsi, dire que l’IMC est associé à 19 cancers ne signifie absolument pas que l’impact est identique pour chacun d’entre eux.

Rein, vésicule biliaire, foie : des associations également importantes

Une hausse de 5 unités d’IMC était associée dans cette méta-analyse à environ :

+30 % pour le cancer du rein ;

+27 % pour le cancer de la vésicule biliaire ;

+23 % pour le cancer du cardia gastrique ;

+20 % pour le cancer du foie.

Ces résultats correspondent globalement aux connaissances déjà disponibles sur plusieurs cancers liés à l’adiposité.

Le National Cancer Institute reconnaît depuis plusieurs années une association entre obésité et cancers de l’endomètre, de l’œsophage, du rein, du foie, du pancréas, colorectal ou encore du sein après la ménopause.

Et le cancer du sein ?

Ici, il faut être particulièrement précis.

L’association dépend notamment de la période de la vie.

Un IMC plus élevé est associé à une augmentation du risque de cancer du sein après la ménopause.

Dans la nouvelle analyse, chaque augmentation de 5 kg/m² d’IMC correspondait à une hausse relative d’environ 14 % du risque de cancer du sein postménopausique.

Cela s’explique notamment par le rôle hormonal du tissu adipeux.

Après la ménopause, les ovaires produisent beaucoup moins d’œstrogènes.

Le tissu adipeux devient alors une source importante de production d’œstrogènes par transformation d’autres hormones.

Une adiposité plus importante peut donc conduire à une exposition hormonale plus élevée, susceptible d’influencer certains cancers hormonodépendants.

Pourquoi le tissu adipeux peut-il influencer un cancer ?

La graisse corporelle n’est pas simplement une réserve de calories.

Le tissu adipeux est biologiquement actif.

Il produit et modifie de nombreuses substances capables d’agir sur l’ensemble de l’organisme.

Plusieurs mécanismes peuvent contribuer au lien avec le cancer.

1. Une inflammation chronique

L’excès de tissu adipeux peut s’accompagner d’une inflammation chronique de faible intensité.

Des cellules immunitaires s’accumulent dans le tissu adipeux et libèrent différentes molécules inflammatoires.

Une inflammation persistante peut favoriser un environnement permettant :

  • des dommages cellulaires ;
  • une prolifération accrue ;
  • une modification du microenvironnement des tissus.

Or l’inflammation chronique est impliquée dans différents mécanismes de cancérogenèse.

2. Insuline et facteurs de croissance

Le surpoids et l’obésité peuvent favoriser une résistance à l’insuline.

Le pancréas doit alors produire davantage d’insuline pour maintenir une glycémie normale.

Des taux élevés d’insuline et d’autres facteurs de croissance, notamment liés à la voie IGF, peuvent transmettre aux cellules des signaux favorisant leur croissance et leur multiplication.

Ces mécanismes sont étudiés dans plusieurs cancers associés aux troubles métaboliques.

3. Les hormones sexuelles

Le tissu adipeux participe également au métabolisme des hormones.

C’est particulièrement important pour les œstrogènes.

Une exposition hormonale accrue peut notamment contribuer au risque de certains cancers :

  • de l’endomètre ;
  • du sein après la ménopause ;
  • éventuellement de l’ovaire selon les contextes.

Cette relation entre métabolisme, tissu adipeux et hormones illustre pourquoi le cancer ne peut pas être réduit à un seul mécanisme.

4. Le fonctionnement du système immunitaire

L’obésité s’accompagne également de modifications du système immunitaire.

Certaines cellules immunitaires peuvent devenir moins efficaces ou adopter un fonctionnement pro-inflammatoire.

La recherche tente actuellement de comprendre comment ces changements pourraient modifier la surveillance immunitaire des cellules cancéreuses ou le microenvironnement tumoral.

5. Le foie et les maladies métaboliques

Dans le foie, l’excès d’adiposité peut favoriser une accumulation de graisse appelée stéatose hépatique métabolique.

Chez certaines personnes, celle-ci peut évoluer vers :

inflammation → fibrose → cirrhose → augmentation du risque de cancer du foie.

Cela permet de comprendre pourquoi la progression de l’obésité et du diabète inquiète particulièrement les spécialistes concernant l’évolution future des cancers hépatiques.

Qu’y a-t-il de réellement nouveau dans cette étude ?

Le lien entre obésité et cancer n’est donc pas une découverte de 2026.

Ce qui est nouveau, c’est l’ampleur de l’analyse et l’élargissement potentiel de la liste des cancers concernés.

Les chercheurs signalent notamment quatre associations qui n’avaient pas été retenues dans les précédentes grandes évaluations du WCRF ou du CIRC/IARC :

  • leucémie ;
  • lymphome non hodgkinien ;
  • cancer de la vessie chez les non-fumeurs ;
  • gliome.

Mais les auteurs attribuent eux-mêmes un niveau de certitude plus faible à plusieurs de ces nouvelles associations.

Il serait donc prématuré de présenter ces cancers comme étant liés à l’obésité avec exactement le même niveau de certitude que le cancer de l’endomètre ou du rein.

Le niveau de preuve varie fortement

Les auteurs ont justement évalué la robustesse des résultats.

Ils considèrent le niveau de certitude comme élevé pour onze cancers, notamment :

  • endomètre ;
  • adénocarcinome œsophagien ;
  • rein ;
  • vésicule biliaire ;
  • cardia gastrique ;
  • foie ;
  • sein après la ménopause ;
  • thyroïde ;
  • méningiome ;
  • colorectal ;
  • myélome multiple.

Le niveau est plus modéré pour certaines autres associations et plus faible pour les nouvelles relations concernant notamment le gliome ou certains cancers de la vessie et de la tête et du cou.

Cette hiérarchie est essentielle pour communiquer correctement ces résultats.

Association ne signifie pas qu’un IMC élevé « provoque » automatiquement un cancer

C’est l’une des nuances les plus importantes.

Une étude épidémiologique peut observer que les personnes ayant un IMC plus élevé développent statistiquement plus souvent certains cancers.

Mais cela ne signifie pas qu’une personne ayant un IMC de 30 développera un cancer.

Le cancer est généralement le résultat d’une combinaison de nombreux facteurs :

  • âge ;
  • génétique ;
  • tabac ;
  • alcool ;
  • alimentation ;
  • activité physique ;
  • infections ;
  • hormones ;
  • environnement ;
  • hasard biologique ;
  • et parfois adiposité.

Le risque est probabiliste, jamais déterministe.

Alors pourquoi les chercheurs pensent-ils qu’il existe un véritable lien causal ?

Parce que plusieurs types de données convergent.

Les études observationnelles retrouvent certaines associations de manière répétée.

Les mécanismes biologiques sont plausibles.

Et la nouvelle méta-analyse a également examiné des études dites de randomisation mendélienne.

Cette méthode utilise certaines variations génétiques influençant notamment le poids ou l’adiposité afin de mieux distinguer une simple corrélation d’un effet potentiellement causal.

Dans l’ensemble, ces analyses génétiques allaient dans le même sens que les observations épidémiologiques.

Cela renforce l’hypothèse selon laquelle l’excès d’adiposité contribue réellement au risque de plusieurs cancers.

Faut-il néanmoins se méfier de l’IMC ?

Oui.

L’IMC est extrêmement pratique pour étudier des millions de personnes, mais il reste une mesure grossière.

Il ne dit notamment pas où est située la graisse.

Or la graisse abdominale ou viscérale semble particulièrement impliquée dans les troubles métaboliques.

C’est pourquoi le tour de taille peut fournir une information complémentaire.

La Fondation contre le Cancer rappelle d’ailleurs qu’un tour de taille élevé peut être associé à un risque accru de certains cancers même chez une personne dont l’IMC n’est pas classé dans le surpoids.

Et en Belgique ?

Le sujet concerne directement la Belgique.

La Fondation contre le Cancer classe déjà le surpoids, l’obésité, la sédentarité et le manque d’activité physique parmi les facteurs de risque évitables de plusieurs cancers.

Ses données de référence indiquaient qu’environ 48,9 % de la population belge adulte était en surpoids en 2018, avec une proportion plus élevée chez les hommes.

Ces chiffres doivent être interprétés dans un contexte beaucoup plus large.

L’évolution du poids dans une population ne dépend pas simplement de décisions individuelles.

Elle est influencée notamment par :

  • l’environnement alimentaire ;
  • les revenus ;
  • les conditions de travail ;
  • le sommeil ;
  • le stress ;
  • les médicaments ;
  • certaines maladies ;
  • la génétique ;
  • l’environnement urbain ;
  • l’accès à l’activité physique.

La prévention ne peut donc pas se résumer à demander aux personnes de « faire un effort ».

Le poids est-il vraiment un facteur de risque modifiable ?

À l’échelle de la santé publique, oui.

Maintenir une composition corporelle favorable et pratiquer une activité physique régulière font partie des recommandations internationales de prévention du cancer.

Mais « modifiable » ne signifie pas « facile à modifier ».

L’obésité est une maladie chronique multifactorielle pour certaines personnes.

Le poids corporel résulte de mécanismes biologiques complexes qui régulent :

  • la faim ;
  • la satiété ;
  • la dépense énergétique ;
  • le stockage des graisses ;
  • les hormones ;
  • le métabolisme.

Une prise en charge médicale peut donc être nécessaire lorsqu’un excès de poids affecte la santé.

Faut-il perdre beaucoup de poids pour diminuer son risque ?

Les données permettant de quantifier précisément la réduction du risque de chaque cancer après une perte de poids restent moins simples que celles montrant l’association entre adiposité et cancer.

Il serait donc exagéré de promettre :

« perdre X kilos réduit votre risque de cancer de X %. »

La prévention repose davantage sur une stratégie globale :

  • alimentation équilibrée ;
  • activité physique régulière ;
  • limitation de l’alcool ;
  • absence de tabagisme ;
  • sommeil suffisant ;
  • suivi médical adapté.

Et ces habitudes apportent également des bénéfices concernant le diabète, les maladies cardiovasculaires, la mobilité et la santé générale.

Qu’en est-il après un diagnostic de cancer ?

C’est encore une situation différente.

Un patient atteint d’un cancer ne devrait pas entreprendre de régime restrictif sans en parler à son équipe médicale.

Pendant certains traitements, maintenir les apports nutritionnels et la masse musculaire peut devenir une priorité.

Une perte de poids involontaire peut même être préoccupante.

Les recommandations destinées à la prévention chez une personne en bonne santé ne doivent donc pas être appliquées mécaniquement à une personne sous chimiothérapie, radiothérapie ou après une chirurgie.

Un oncologue, un médecin généraliste ou un diététicien spécialisé en oncologie peut aider à définir les objectifs adaptés.

Un cancer lié au surpoids est-il « la faute » du patient ?

Non.

Parler de facteur de risque ne signifie pas attribuer une responsabilité individuelle.

Une personne peut présenter plusieurs facteurs de risque et ne jamais développer de cancer.

Une autre peut mener une vie considérée comme très saine et néanmoins être confrontée à la maladie.

Le rôle de la prévention est de réduire statistiquement les risques évitables, pas de chercher une explication morale à un diagnostic.

Cette distinction est particulièrement importante lorsqu’on parle de poids, un sujet déjà associé à une forte stigmatisation sociale et médicale.

Ce qu’il faut retenir

Une vaste méta-analyse publiée dans Nature Metabolism en 2026, regroupant 226 études prospectives et environ 1,5 million de cancers, conclut qu’un IMC plus élevé est associé à une augmentation du risque de 19 types de cancer.

Les associations sont particulièrement solides pour plusieurs cancers déjà connus pour être liés à l’adiposité, notamment ceux :

  • de l’endomètre ;
  • du rein ;
  • du foie ;
  • de la vésicule biliaire ;
  • du côlon et du rectum ;
  • du sein après la ménopause ;
  • ainsi que l’adénocarcinome de l’œsophage.

La nouvelle étude identifie également des associations avec la leucémie, le lymphome non hodgkinien, certains cancers de la vessie et le gliome, mais avec un niveau de certitude inférieur pour certaines de ces nouvelles relations.

À retenir : un IMC élevé ne signifie évidemment pas qu’une personne développera un cancer. Il s’agit d’un facteur qui modifie statistiquement le risque, parmi de nombreux autres.


Pour aller plus loin

Le lien entre adiposité et cancer rappelle que la prévention ne repose pas sur un comportement unique.

Activité physique, alimentation, tabac, alcool, poids, infections ou expositions environnementales peuvent intervenir de manière différente selon les cancers.

Sur Oncostar, vous pouvez notamment approfondir les facteurs de risque évitables, consulter les informations consacrées à la prévention ou trouver un professionnel de santé pouvant vous accompagner.

À retenir : l’objectif n’est pas d’atteindre un chiffre « parfait » sur la balance, mais d’agir lorsque c’est possible sur la santé métabolique, l’activité physique, l’alimentation et les autres facteurs de risque — avec un accompagnement adapté lorsque celui-ci est nécessaire.

Sources scientifiques et références

🇧🇪 Références belges

Fondation contre le Cancer – Surpoids et obésité
Informations sur les liens entre excès pondéral, tour de taille et risque de cancer, ainsi que les recommandations de prévention.
Consulter la Fondation contre le Cancer – Surpoids et obésité

Fondation contre le Cancer – Facteurs de risque d’un cancer
Présentation des principaux facteurs de risque évitables, notamment surpoids, obésité, sédentarité et alimentation.
Consulter les facteurs de risque d’un cancer

Baromètre du cancer – Belgique
Données concernant notamment le surpoids, l’activité physique et différents facteurs de prévention en Belgique.

🌍 Étude scientifique principale

Watts EL et al. – Nature Metabolism, 2026
Adiposity and cancer: systematic review and meta-analysis.
Cette méta-analyse rassemble 226 articles, environ 1,5 million de cancers incidents et étudie 25 types de cancer. Elle retrouve une association positive entre IMC et 19 cancers.
Consulter l’étude sur PubMed

Nature Metabolism – article complet
Consulter l’article dans Nature Metabolism

📚 Travaux complémentaires

Watts EL et al. – Nature Metabolism, 2026
Adiposity and cancer: epidemiology, mechanisms and future perspectives.
Revue consacrée aux mécanismes biologiques reliant adiposité et cancer : hormones, insulinorésistance, inflammation et autres voies métaboliques.
Consulter la revue dans Nature Metabolism

National Cancer Institute – Obesity and Cancer Fact Sheet
Synthèse des connaissances concernant l’obésité et les cancers associés.
Consulter le NCI – Obesity and Cancer

📖 Glossaire

IMC : indice de masse corporelle, calculé en divisant le poids en kilogrammes par la taille en mètres au carré.

Surpoids : catégorie correspondant généralement chez l’adulte à un IMC compris entre 25 et 29,9.

Obésité : maladie chronique multifactorielle généralement définie, à des fins épidémiologiques, par un IMC égal ou supérieur à 30.

Adiposité : quantité et répartition du tissu graisseux dans l’organisme.

Graisse viscérale : tissu graisseux situé autour des organes dans l’abdomen.

Insulinorésistance : diminution de la sensibilité des cellules à l’action de l’insuline.

Inflammation chronique : activation persistante de certains mécanismes inflammatoires pouvant influencer différentes maladies.

Risque relatif : comparaison du risque entre deux groupes. Une augmentation relative de 50 % ne signifie pas qu’une personne a 50 % de probabilité de développer un cancer.

Randomisation mendélienne : méthode utilisant certaines variations génétiques pour explorer plus précisément la possibilité d’un lien causal entre un facteur et une maladie.

🔬 Niveau de preuve scientifique

★★★★★ Un excès d’adiposité augmente le risque de plusieurs cancers : relation soutenue par de très nombreuses études prospectives, des mécanismes biologiques et des analyses génétiques.

★★★★★ Lien avec les cancers de l’endomètre, de l’œsophage, du rein, du foie, colorectal et du sein après la ménopause : niveau de preuve particulièrement élevé.

★★★★★ L’IMC est associé au risque de 19 cancers dans la méta-analyse de 2026 : résultat portant sur 226 études et environ 1,5 million de cancers.

★★★★☆ L’excès d’adiposité participe causalement à une partie de ces associations : convergence des données épidémiologiques, mécanistiques et de randomisation mendélienne.

★★★☆☆ Leucémie et lymphome non hodgkinien : associations renforcées par la nouvelle analyse mais avec un niveau de certitude inférieur à celui de plusieurs cancers historiquement liés à l’obésité.

★★☆☆☆ Cancer de la vessie chez les non-fumeurs et gliome : nouveaux signaux intéressants mais niveau de certitude actuellement plus faible.

☆☆☆☆☆ Un IMC élevé signifie qu’une personne développera un cancer : faux.

Dernière mise à jour scientifique : septembre 2026.

Cet article est destiné à l’information générale et ne remplace pas un avis médical ou nutritionnel personnalisé. Chez une personne atteinte d’un cancer, toute volonté de perdre du poids ou de modifier fortement son alimentation doit être discutée avec l’équipe soignante afin notamment de préserver les apports nutritionnels et la masse musculaire.

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