Lorsqu’une personne est confrontée à un cancer, l’imagerie médicale devient rapidement une partie importante de son parcours de soins.
Scanner, IRM, PET-Scan, radiographie ou échographie permettent aux médecins de poser un diagnostic, d’évaluer l’étendue d’une maladie, de suivre l’efficacité des traitements ou encore de détecter une éventuelle récidive.
Mais une question revient fréquemment chez les patients : les scanners sont-ils dangereux à force d’être répétés ?
Faut-il s’inquiéter de l’exposition aux rayonnements ?
Essayons de faire le point de manière claire et nuancée.
Pourquoi l’imagerie médicale est-elle si importante en cancérologie ?
Aujourd’hui, une grande partie des décisions médicales repose sur l’imagerie.
Avant même le début des traitements, les examens permettent de localiser précisément la tumeur et d’évaluer son extension.
Pendant les traitements, ils aident à mesurer leur efficacité.
Après les traitements, ils contribuent au suivi et à la surveillance.
Cette surveillance fait partie intégrante du parcours que nous évoquons dans notre article consacré à l’accompagnement après les traitements du cancer.
Quels examens utilisent des rayonnements ?
Tous les examens d’imagerie ne fonctionnent pas de la même manière.
Certains utilisent des rayons X :
- les radiographies ;
- les scanners (CT-Scan) ;
- certains examens de médecine nucléaire comme le PET-Scan.
D’autres n’utilisent aucun rayonnement ionisant :
- l’IRM ;
- l’échographie.
Cette distinction est importante car elle explique pourquoi les médecins choisissent un examen plutôt qu’un autre selon la situation.
Les scanners augmentent-ils le risque de cancer ?
Les scanners exposent effectivement le corps à une dose de rayonnement supérieure à celle d’une radiographie classique.
Cependant, cette exposition reste soigneusement contrôlée.
Chez une personne en bonne santé, une multiplication d’examens inutiles pourrait théoriquement augmenter légèrement le risque de développer un cancer à long terme.
Mais dans le contexte d’un cancer déjà diagnostiqué, le bénéfice médical obtenu grâce au scanner est généralement largement supérieur au risque potentiel lié à l’exposition.
Autrement dit : les informations fournies par l’examen sont souvent indispensables pour adapter les soins et améliorer les chances de succès du traitement.
Pourquoi certains patients ont-ils l’impression de passer beaucoup d’examens ?
Le parcours oncologique implique souvent plusieurs étapes :
- diagnostic ;
- bilan d’extension ;
- évaluation des traitements ;
- surveillance après traitement ;
- contrôle en cas de symptôme nouveau.
Chaque examen répond à une question médicale précise.
Même si leur fréquence peut parfois sembler importante, ils sont généralement prescrits selon des recommandations scientifiques établies.
Le PET-Scan est-il plus dangereux qu’un scanner ?
Le PET-Scan associe généralement un scanner et l’injection d’un produit faiblement radioactif.
Cet examen permet d’observer l’activité métabolique des tissus et joue un rôle majeur dans de nombreux cancers.
Comme pour le scanner, la dose de rayonnement est strictement encadrée et adaptée à chaque situation clinique.
Le risque lié à l’examen reste très faible par rapport aux bénéfices attendus pour le diagnostic ou le suivi.
Comment les médecins limitent-ils l’exposition ?
Les centres d’imagerie appliquent aujourd’hui le principe ALARA (« As Low As Reasonably Achievable »), qui consiste à utiliser la dose la plus faible possible tout en garantissant une qualité d’image suffisante.
Les appareils modernes permettent également de réduire considérablement les doses utilisées par rapport aux générations précédentes.
Faut-il refuser un scanner par peur des rayons ?
Dans la très grande majorité des situations, la réponse est non.
Un scanner prescrit dans le cadre d’un cancer répond généralement à un besoin médical important.
Refuser un examen nécessaire pourrait au contraire retarder un diagnostic, empêcher l’évaluation d’un traitement ou compliquer le suivi.
Si vous avez des inquiétudes, le plus utile reste d’en discuter avec votre médecin ou votre radiologue.
L’angoisse des examens est parfois plus difficile que l’examen lui-même
Pour de nombreux patients, ce n’est pas tant le scanner qui inquiète que le résultat attendu.
Cette période d’attente peut générer un stress important, parfois appelé « scanxiety » dans la littérature scientifique.
Cette anxiété est parfaitement compréhensible et peut être accompagnée par différents professionnels de santé.
Retrouvez également notre article consacré à l’accompagnement des personnes atteintes d’un cancer.
Ce qu’il faut retenir
Les scanners et autres examens d’imagerie médicale jouent un rôle essentiel dans le diagnostic et le suivi du cancer.
Même s’ils utilisent des rayonnements, les doses sont strictement contrôlées et les bénéfices médicaux sont généralement très largement supérieurs aux risques potentiels.
L’objectif reste toujours de fournir aux équipes médicales les informations nécessaires pour proposer les meilleurs soins possibles.
Chez Oncostar, nous encourageons les patients à poser toutes leurs questions à leur équipe soignante afin de mieux comprendre les examens réalisés tout au long de leur parcours.
Pour aller plus loin sur Oncostar
- Accompagner une personne atteinte d’un cancer
- Quand le traitement se termine, l’accompagnement continue
- Cancer et sommeil : pourquoi le sommeil joue un rôle essentiel dans la récupération
- Les spécialistes qui améliorent la qualité de vie
- Trouver un professionnel de santé
Sources scientifiques
- National Cancer Institute (NCI)
- Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)
- Organisation mondiale de la Santé (OMS)
- Fondation contre le Cancer
- Sciensano
- European Association of Nuclear Medicine (EANM)
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