Cancer de l’ovaire : histoire, symptômes et situation en Belgique

Le cancer de l’ovaire est souvent qualifié de cancer silencieux.

Non pas parce qu’il ne provoque jamais de symptômes, mais parce que ceux-ci sont souvent discrets, vagues ou confondus avec des troubles digestifs, hormonaux ou urinaires.

Ballonnements, douleurs abdominales, fatigue, besoin fréquent d’uriner, sensation rapide de satiété… ces signes peuvent sembler banals. Pourtant, lorsqu’ils persistent ou s’aggravent, ils méritent une attention médicale.

En Belgique, le cancer de l’ovaire reste un enjeu important de santé publique, notamment parce qu’il est souvent diagnostiqué à un stade avancé.


Un peu d’histoire : longtemps un cancer difficile à comprendre

Pendant une grande partie du XXe siècle, le cancer de l’ovaire était surtout découvert tardivement, souvent au moment où la maladie s’était déjà étendue dans l’abdomen.

Les moyens d’imagerie étaient limités, les connaissances en génétique étaient encore balbutiantes et les traitements reposaient principalement sur la chirurgie.

Progressivement, plusieurs avancées ont transformé la prise en charge :

  • l’amélioration de l’imagerie médicale ;
  • le développement de la chimiothérapie à base de platine ;
  • la meilleure compréhension des formes héréditaires ;
  • l’identification des mutations BRCA1 et BRCA2 ;
  • l’arrivée de thérapies ciblées comme les inhibiteurs de PARP ;
  • l’importance croissante des équipes spécialisées en oncologie gynécologique.

Le cancer de l’ovaire reste toutefois complexe, car il regroupe plusieurs maladies différentes selon le type de cellules concernées et les caractéristiques moléculaires de la tumeur.

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Le cancer de l’ovaire en Belgique

Selon les données belges disponibles, le cancer de l’ovaire touche chaque année plusieurs centaines de femmes en Belgique. Le KCE indiquait qu’environ 900 femmes étaient diagnostiquées chaque année dans notre pays.

Le Registre du Cancer et les autorités de santé suivent régulièrement l’évolution de cette maladie afin d’évaluer la qualité de la prise en charge et les résultats obtenus.

Le cancer de l’ovaire reste moins fréquent que le cancer du sein, mais il est souvent plus difficile à détecter précocement.

Cette difficulté explique en partie pourquoi la survie reste moins favorable que pour d’autres cancers gynécologiques.


Pourquoi est-il souvent diagnostiqué tardivement ?

Le principal problème du cancer de l’ovaire est l’absence de dépistage efficace pour la population générale.

Contrairement au cancer du sein, du col de l’utérus ou du cancer colorectal, il n’existe pas aujourd’hui de programme de dépistage organisé permettant de détecter efficacement le cancer de l’ovaire chez les femmes sans symptôme.

Les symptômes peuvent aussi être peu spécifiques.

Ils peuvent évoquer :

  • des troubles digestifs ;
  • des douleurs abdominales ;
  • des troubles urinaires ;
  • une fatigue persistante ;
  • des variations du poids ;
  • une sensation de ventre gonflé.

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Les symptômes à surveiller

La Fondation contre le Cancer mentionne plusieurs signes possibles du cancer de l’ovaire :

  • douleur abdominale vague ;
  • sensation de gonflement ;
  • nausées ;
  • perte d’appétit ;
  • sensation rapide de satiété ;
  • constipation ou faux besoins d’aller à selle ;
  • besoins fréquents ou pressants d’uriner ;
  • augmentation du volume de l’abdomen ;
  • douleurs lors des rapports sexuels ;
  • douleur dans le dos ;
  • fatigue, essoufflement prolongé ou perte de poids inexpliquée.

Ces symptômes ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’un cancer.

Mais lorsqu’ils persistent, reviennent régulièrement ou s’aggravent, il est important d’en parler à un médecin.

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Le rôle majeur de la chirurgie

Le traitement du cancer de l’ovaire repose principalement sur deux piliers :

  • la chirurgie ;
  • les traitements médicamenteux, notamment la chimiothérapie et certaines thérapies ciblées.

La chirurgie occupe une place centrale, car l’objectif est souvent de retirer autant que possible les lésions visibles.

Cette chirurgie peut être complexe et nécessite une expertise importante.

C’est pourquoi plusieurs rapports belges et internationaux insistent sur l’importance d’une prise en charge spécialisée, coordonnée et multidisciplinaire.


Pourquoi l’expertise des centres est importante

En Belgique, le KCE et le Registre du Cancer ont travaillé sur des indicateurs de qualité pour la prise en charge du cancer de l’ovaire.

Ces indicateurs visent à évaluer si les patientes bénéficient d’une prise en charge conforme aux recommandations.

L’objectif est d’améliorer :

  • la qualité du diagnostic ;
  • la pertinence des traitements ;
  • la coordination entre spécialistes ;
  • l’accès à une chirurgie experte ;
  • le suivi des patientes.

Pour un cancer complexe comme celui de l’ovaire, cette organisation peut avoir un impact important sur le parcours de soins.

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Génétique, BRCA et traitements ciblés

L’histoire récente du cancer de l’ovaire est aussi marquée par les progrès de la génétique.

Certaines formes sont liées à des mutations héréditaires, notamment BRCA1 et BRCA2.

Ces mutations peuvent augmenter le risque de cancer de l’ovaire et de cancer du sein.

Elles peuvent également influencer les choix thérapeutiques.

Les inhibiteurs de PARP, par exemple, sont devenus une option importante dans certains cancers de l’ovaire, notamment lorsque des anomalies de réparation de l’ADN sont présentes.

Ces traitements ne conviennent pas à toutes les patientes, mais ils illustrent l’évolution vers une médecine plus personnalisée.


Et la prévention ?

Il n’existe pas de moyen simple permettant d’éviter tous les cancers de l’ovaire.

Certains facteurs peuvent toutefois influencer le risque, notamment :

  • l’âge ;
  • les antécédents familiaux ;
  • certaines mutations génétiques ;
  • l’histoire reproductive ;
  • certains facteurs hormonaux.

Lorsqu’il existe un risque familial important, une consultation spécialisée peut être proposée.

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La vie pendant et après un cancer de l’ovaire

Comme beaucoup de cancers gynécologiques, le cancer de l’ovaire peut avoir un impact important sur la qualité de vie.

Il peut toucher :

  • la fatigue ;
  • l’image du corps ;
  • la sexualité ;
  • la fertilité ;
  • la santé mentale ;
  • la vie familiale et professionnelle.

Les soins de support jouent donc un rôle essentiel pendant et après les traitements.

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Le message à retenir

Le cancer de l’ovaire reste une maladie complexe, souvent diagnostiquée tardivement en raison de symptômes peu spécifiques et de l’absence de dépistage organisé efficace.

Mais les progrès sont réels.

L’imagerie, la chirurgie spécialisée, la chimiothérapie, les tests génétiques et les thérapies ciblées ont progressivement amélioré la prise en charge.

En Belgique, les travaux du KCE et du Registre du Cancer montrent l’importance d’une organisation des soins de qualité, afin que chaque patiente puisse bénéficier d’un parcours coordonné et adapté.

Face à des symptômes persistants, le meilleur réflexe reste simple : en parler à un professionnel de santé.


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Sources

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