Contraception en Belgique : le stérilet dépasse la pilule, un changement historique ?

Contraception en Belgique : le stérilet dépasse la pilule, un changement historique ?

Pendant près de 60 ans, la pilule contraceptive a révolutionné la vie des femmes en leur offrant un meilleur contrôle de leur fertilité. Pourtant, une tendance se dessine aujourd’hui dans plusieurs pays européens : le stérilet (ou dispositif intra-utérin, DIU) est désormais choisi plus souvent que la pilule.

Ce changement marque une évolution importante dans les habitudes contraceptives. Mais qu’en est-il en Belgique ? Pourquoi de plus en plus de femmes privilégient-elles le stérilet ? Et quelles sont les recommandations pour les femmes ayant eu un cancer ?

Faisons le point.

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Un changement historique

Pendant des décennies, la pilule était la méthode contraceptive la plus prescrite.

Aujourd’hui, les données montrent une progression constante des contraceptions de longue durée, appelées LARC (Long Acting Reversible Contraception), parmi lesquelles figurent :

  • le stérilet hormonal ;
  • le stérilet au cuivre ;
  • l’implant contraceptif.

Ces méthodes séduisent de plus en plus de femmes en raison de leur efficacité et de leur simplicité d’utilisation.


Pourquoi le stérilet séduit-il davantage ?

Plusieurs raisons expliquent cette évolution.

Une efficacité très élevée

Le stérilet compte parmi les méthodes contraceptives les plus fiables.

Contrairement à la pilule, il n’y a pas de risque d’oubli quotidien.

Une fois posé par un professionnel de santé, il protège contre une grossesse pendant plusieurs années.


Moins de contraintes au quotidien

Beaucoup de femmes apprécient :

  • l’absence de prise quotidienne ;
  • une protection continue ;
  • une contraception discrète.

Le stérilet hormonal peut également diminuer les règles, voire les faire disparaître chez certaines femmes.


Une meilleure information

Ces dernières années, les gynécologues ont davantage proposé le stérilet, y compris chez les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant.

Autrefois réservé aux femmes ayant déjà accouché, il est aujourd’hui considéré comme une option adaptée à de nombreuses situations.


Et en Belgique ?

La Belgique suit cette évolution.

Les gynécologues proposent de plus en plus les contraceptions de longue durée comme première option, notamment chez les jeunes adultes.

Le choix dépend toutefois de plusieurs facteurs :

  • l’âge ;
  • les antécédents médicaux ;
  • les préférences de la patiente ;
  • le désir de grossesse futur.

En Belgique, plusieurs contraceptifs bénéficient également d’un remboursement partiel, notamment chez les jeunes femmes, afin de faciliter l’accès à la contraception.


Pilule ou stérilet : lequel choisir ?

Il n’existe pas de méthode idéale pour tout le monde.

La pilule

Avantages :

  • facilement réversible ;
  • permet parfois de réguler les cycles ;
  • peut améliorer certaines douleurs menstruelles.

Inconvénients :

  • oubli possible ;
  • prise quotidienne ;
  • contre-indications chez certaines femmes.

Le stérilet hormonal

Avantages :

  • très efficace ;
  • protection pendant 3 à 8 ans selon le modèle ;
  • diminution fréquente des règles.

Inconvénients :

  • nécessite une pose par un professionnel ;
  • petits saignements possibles au début.

Le stérilet au cuivre

Avantages :

  • aucune hormone ;
  • efficacité pouvant atteindre 10 ans ;
  • convient aux femmes qui ne souhaitent pas de contraception hormonale.

Inconvénients :

  • règles parfois plus abondantes ou douloureuses.

Quelle contraception après un cancer ?

C’est une question importante.

Toutes les contraceptions ne sont pas adaptées après certains cancers.

Par exemple :

Après un cancer du sein hormonodépendant

Les contraceptions contenant des hormones sont généralement déconseillées sans avis spécialisé.

Dans cette situation, le stérilet au cuivre est souvent privilégié car il ne diffuse aucune hormone.


Après d’autres cancers

Le choix dépend :

  • du type de cancer ;
  • des traitements reçus ;
  • de l’âge ;
  • du risque cardiovasculaire ;
  • du projet de grossesse.

Chaque situation est différente.

Il est donc essentiel d’en discuter avec son gynécologue ou son oncologue.


Le stérilet protège-t-il contre les cancers ?

La réponse dépend du type de stérilet.

Certaines études suggèrent que le stérilet hormonal pourrait diminuer le risque de cancer de l’endomètre.

En revanche, il n’existe aucune preuve qu’il protège contre tous les cancers.

Le stérilet au cuivre, lui, n’augmente pas le risque de cancer puisqu’il ne contient aucune hormone.


Une décision qui reste personnelle

Le choix d’une contraception ne doit jamais reposer uniquement sur une mode ou une statistique.

Chaque femme possède :

  • son histoire médicale ;
  • ses préférences ;
  • ses projets de maternité ;
  • ses éventuelles contre-indications.

L’objectif est de choisir la méthode la plus adaptée à sa situation, avec l’aide d’un professionnel de santé.


Ce qu’il faut retenir

Le stérilet est devenu l’une des méthodes contraceptives les plus utilisées dans plusieurs pays et son utilisation progresse également en Belgique. Son efficacité élevée, son confort d’utilisation et sa longue durée d’action expliquent cet engouement.

Pour les femmes ayant eu un cancer, le choix de la contraception mérite toutefois une attention particulière. Selon le type de cancer et les traitements reçus, certaines méthodes seront plus adaptées que d’autres. Un échange avec son gynécologue ou son oncologue reste indispensable afin de choisir la solution la plus sûre et la mieux adaptée à sa situation.


Pour aller plus loin

Le choix d’une contraception est une décision personnelle qui dépend de nombreux facteurs : votre âge, votre état de santé, votre projet de grossesse et vos antécédents médicaux. Si le stérilet séduit aujourd’hui de plus en plus de femmes, il n’existe pas de méthode universelle. En cas d’antécédent de cancer, un avis médical est indispensable afin de choisir la contraception la plus adaptée. Découvrez également :

À retenir : le succès croissant du stérilet ne signifie pas que la pilule est dépassée. Chaque méthode présente des avantages et des limites. Pour les femmes ayant eu un cancer, notamment un cancer hormonodépendant, le choix de la contraception doit toujours être discuté avec un gynécologue et, si nécessaire, avec l’équipe d’oncologie.

Sources scientifiques

Cet article s’appuie sur les recommandations des autorités sanitaires belges et internationales ainsi que sur les sociétés savantes spécialisées en gynécologie, contraception et oncologie.

Quelques notions utiles

  • DIU (Dispositif Intra-Utérin) : plus connu sous le nom de stérilet, il existe en version hormonale ou au cuivre et offre une contraception efficace pendant plusieurs années.
  • Contraception LARC : acronyme de Long-Acting Reversible Contraception. Il s’agit des contraceptions réversibles de longue durée, comme le stérilet ou l’implant, dont l’efficacité est supérieure à 99 % lorsqu’elles sont correctement utilisées.
  • Stérilet hormonal : libère localement un progestatif qui épaissit la glaire cervicale et diminue le développement de la muqueuse utérine. Il peut également réduire les règles abondantes.
  • Stérilet au cuivre : ne contient aucune hormone. Le cuivre empêche la fécondation et constitue souvent une option privilégiée chez les femmes présentant certaines contre-indications aux contraceptions hormonales.
  • Cancer hormonodépendant : certains cancers, comme une partie des cancers du sein, sont sensibles aux hormones. Le choix d’une contraception nécessite alors une évaluation médicale personnalisée.
  • Double protection : ni la pilule ni le stérilet ne protègent contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Le préservatif reste recommandé en cas de risque d’exposition.

À noter : en Belgique, le choix d’une contraception est réalisé en concertation avec un professionnel de santé. Chez les femmes ayant été traitées pour un cancer, notamment un cancer du sein hormonodépendant, certaines méthodes contraceptives peuvent être contre-indiquées. Une consultation personnalisée permet d’évaluer les bénéfices et les risques de chaque option.

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