Depuis plusieurs années, la Belgique fait évoluer sa législation afin de mieux protéger les personnes qui ont été confrontées à un cancer. L’objectif est clair : éviter qu’une maladie guérie depuis plusieurs années continue à pénaliser l’accès à certains services financiers.
Après l’extension du droit à l’oubli pour les assurances, une nouvelle étape vient d’être annoncée : le gouvernement fédéral souhaite désormais étendre cette protection aux crédits à la consommation.
Une évolution importante qui pourrait faciliter le retour à une vie normale pour de nombreuses personnes guéries d’un cancer.
Le droit à l’oubli : un principe déjà bien installé
Le droit à l’oubli permet, sous certaines conditions, à une personne guérie d’un cancer de ne plus devoir déclarer cette ancienne maladie lors de la souscription de certaines assurances.
L’objectif est simple : éviter qu’un cancer traité avec succès continue d’avoir des conséquences financières de nombreuses années après la guérison.
Ces dernières années, la Belgique a progressivement renforcé cette protection.
👉 Pour comprendre l’évolution de cette législation, consultez également :
- Extension du droit à l’oubli pour les assurances
- Le droit à l’oubli médical : une nouvelle ère pour les survivants du cancer
- Le droit à l’oubli : une avancée majeure pour les survivants du cancer
Ce qui change aujourd’hui
Le ministre fédéral David Clarinval a annoncé une nouvelle réforme visant à étendre le droit à l’oubli aux assurances liées aux crédits à la consommation.
Jusqu’à présent, le dispositif concernait principalement certaines assurances associées aux crédits hypothécaires.
Avec cette nouvelle mesure, les personnes guéries d’un cancer pourraient également bénéficier de cette protection lorsqu’elles souhaitent financer :
- une voiture ;
- des travaux ;
- un projet personnel ;
- un équipement important ;
- d’autres achats financés par un crédit à la consommation.
L’objectif est d’éviter qu’une ancienne maladie constitue un obstacle disproportionné à l’accès au crédit.
Pourquoi cette réforme est-elle importante ?
Pour beaucoup de personnes, la fin des traitements marque le début d’une nouvelle étape.
Reprendre une activité professionnelle.
Acheter un véhicule.
Rénover son logement.
Créer une entreprise.
Ou simplement reconstruire son quotidien.
Le cancer ne devrait pas continuer à compliquer ces projets plusieurs années après la guérison.
Cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de favoriser la réinsertion sociale, professionnelle et financière des anciens patients.
Des progrès déjà réalisés en 2026
Cette annonce vient compléter plusieurs évolutions déjà entrées en vigueur cette année.
Depuis le 1er juin 2026, plusieurs dispositions renforcent déjà les droits des personnes guéries d’un cancer, notamment :
- l’extension du droit à l’oubli à de nouveaux contrats d’assurance dans certaines situations ;
- une meilleure information des consommateurs ;
- des procédures harmonisées pour les assureurs.
Ces changements visent à rendre les démarches plus transparentes et plus équitables.
Le cancer ne devrait pas définir toute une vie
Les progrès de la médecine permettent aujourd’hui à un nombre croissant de personnes de vivre longtemps après un cancer.
Pour beaucoup, l’enjeu n’est plus seulement de guérir, mais aussi de retrouver une vie aussi normale que possible.
Pouvoir emprunter, assurer un bien ou mener un nouveau projet fait pleinement partie de cette reconstruction.
Cette réforme constitue donc un signal positif pour toutes les personnes concernées.
Une avancée qui reste à suivre
Le projet annoncé devra encore suivre les différentes étapes législatives avant son application complète.
Les modalités précises, notamment concernant les montants concernés, les délais et les conditions d’application, seront précisées dans les textes définitifs.
Oncostar continuera naturellement à suivre ces évolutions afin d’informer les patients et leurs proches.
L’après-cancer ne se résume pas au suivi médical
Retrouver une qualité de vie passe également par :
- le retour au travail ;
- les projets familiaux ;
- la santé psychologique ;
- la vie intime ;
- les démarches administratives ;
- l’accès aux services financiers.
Le droit à l’oubli participe pleinement à cette reconstruction.
👉 À découvrir également :
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Le message à retenir
Chaque avancée du droit à l’oubli constitue une étape supplémentaire vers une société où un cancer guéri ne constitue plus un frein durable aux projets de vie.
L’extension annoncée aux crédits à la consommation témoigne de cette volonté de réduire les discriminations auxquelles peuvent encore être confrontés les anciens patients.
Si le texte doit encore être finalisé, cette réforme représente une évolution encourageante pour de nombreuses personnes en Belgique.
Pour aller plus loin sur Oncostar
- Extension du droit à l’oubli pour les assurances
- Le droit à l’oubli médical : une nouvelle ère pour les survivants du cancer
- Le droit à l’oubli : une avancée majeure pour les survivants du cancer
- Les soins de support en oncologie
- Accompagner un proche atteint d’un cancer
- Trouver un professionnel de santé
Sources
- Cabinet de David Clarinval – Extension du droit à l’oubli aux crédits à la consommation
- Assuralia – Le droit à l’oubli dans les assurances
- BNP Paribas Fortis – Droit à l’oubli : ce qui change depuis le 1er juin 2026
- Droits Quotidiens – Comprendre le droit à l’oubli
- Fondation contre le Cancer
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