Lorsqu’une personne est confrontée à un cancer, l’attention se concentre naturellement sur le patient. Pourtant, derrière chaque parcours de soins se trouvent souvent des proches qui accompagnent, soutiennent, organisent et rassurent au quotidien.
Conjoint, enfant, parent, ami ou membre de la famille : ces proches aidants jouent un rôle essentiel. Mais eux aussi peuvent ressentir de la fatigue, du stress, de l’inquiétude ou un sentiment d’impuissance.
Bonne nouvelle : de nombreuses ressources existent également pour les accompagner.
Qui sont les proches aidants ?
Le terme « proche aidant » désigne toute personne qui apporte un soutien régulier à une personne malade ou en perte d’autonomie.
Dans le cadre du cancer, ce soutien peut prendre différentes formes :
- accompagnement aux rendez-vous médicaux ;
- aide administrative ;
- soutien émotionnel ;
- organisation du quotidien ;
- présence lors des traitements.
Ce rôle est souvent assumé avec beaucoup d’amour mais il peut également devenir épuisant.
Les proches aidants souffrent eux aussi
Plusieurs études montrent que les proches aidants présentent davantage de risques de stress, d’anxiété, d’épuisement émotionnel et parfois même de problèmes de santé.
Certains mettent leur propre vie entre parenthèses pour soutenir la personne malade.
D’autres éprouvent des difficultés à gérer l’incertitude ou la peur de l’avenir.
Reconnaître ces difficultés ne signifie pas être moins fort. Au contraire, c’est souvent la première étape pour préserver son propre équilibre.
Pourquoi demander de l’aide n’est pas un échec
Beaucoup de proches aidants pensent devoir tout gérer seuls.
Pourtant, être accompagné permet souvent d’éviter l’épuisement et de continuer à soutenir efficacement la personne malade.
Psychologues, coachs, groupes de parole ou maisons de ressourcement peuvent constituer des ressources précieuses.
Les maisons de ressourcement : un espace pour souffler
Certaines structures accueillent non seulement les patients mais également leurs proches.
La Fondation La Vie-Là propose notamment un accompagnement global permettant aux familles de trouver écoute, soutien et moments de répit.
Pouvoir échanger avec d’autres personnes vivant des situations similaires aide souvent à se sentir moins seul.
L’accompagnement psychologique des aidants
Les émotions ressenties par les proches sont nombreuses : peur, colère, culpabilité, tristesse ou fatigue.
Un accompagnement psychologique peut aider à mieux comprendre ces réactions et à trouver des stratégies pour préserver son équilibre.
Prendre soin de soi permet également de mieux prendre soin de l’autre.
Les aides concrètes existent également
Les proches aidants peuvent parfois bénéficier d’informations ou d’un accompagnement concernant :
- les démarches administratives ;
- les aides financières ;
- l’organisation du quotidien ;
- les ressources disponibles dans leur région.
Nous avons d’ailleurs consacré un article aux aides financières liées au cancer.
Le rôle de l’entourage dans le parcours du patient
Les proches ne remplacent évidemment pas les professionnels de santé.
Mais leur présence contribue souvent au bien-être du patient, à l’observance des traitements et au maintien d’une qualité de vie satisfaisante.
L’important est de trouver le bon équilibre entre soutien à l’autre et préservation de soi.
Ce qu’il faut retenir
Le cancer touche bien plus qu’une seule personne.
Les proches aidants jouent un rôle essentiel mais ils ont eux aussi besoin d’écoute, de soutien et parfois d’accompagnement.
Prendre soin des aidants, c’est aussi prendre soin des patients.
Chez Oncostar, nous souhaitons rappeler qu’aucun proche ne devrait avoir à traverser cette épreuve seul.