Avant la maladie, manger pouvait sembler simple.
Puis le cancer et les traitements arrivent.
Les nausées apparaissent. L’appétit disparaît. Certains aliments deviennent écœurants. Les goûts changent. La bouche devient douloureuse. La fatigue rend la préparation des repas difficile.
Et une question revient souvent :
Qu’est-ce que je peux encore manger ?
Face à toutes les informations disponibles, aux conseils de l’entourage et aux nombreuses injonctions autour de l’alimentation et du cancer, il peut devenir difficile de savoir quoi faire.
Mathilde Odent, diététicienne clinique, rejoint aujourd’hui le réseau Oncostar. Forte de dix années d’expérience en milieu hospitalier, dont plusieurs années dans les services d’oncologie des Cliniques universitaires Saint-Luc et de l’Hôpital Erasme, elle accompagne les personnes touchées par un cancer à Wavre et à domicile dans le Brabant wallon.
Son approche repose sur une idée simple : pas de régime standard, pas de liste d’interdits, mais des solutions adaptées à la personne, à ses symptômes, à ses goûts et à son traitement.
Quand le cancer bouleverse aussi l’assiette
Pendant un cancer, les difficultés alimentaires ne sont pas toujours une question de volonté.
Une personne peut savoir qu’elle « devrait manger » et pourtant ne plus y parvenir comme avant.
Les traitements et la maladie peuvent entraîner différents problèmes :
- des nausées ;
- une perte d’appétit ;
- une modification du goût ;
- une sensibilité accrue aux odeurs ;
- des douleurs dans la bouche ;
- des difficultés à avaler ;
- une fatigue importante ;
- une perte de poids ou de masse musculaire.
Ces difficultés peuvent varier d’une personne à l’autre et évoluer au cours du parcours.
Un aliment apprécié hier peut devenir insupportable aujourd’hui. Un repas habituel peut sembler trop copieux. Les odeurs de cuisson peuvent provoquer des nausées.
Dans ces situations, répéter à une personne qu’elle doit « manger équilibré » ne suffit pas.
Il faut trouver des solutions concrètes et réalistes.
Pas de régime universel contre le cancer
Sur Internet et les réseaux sociaux, les personnes touchées par un cancer sont confrontées à de nombreux conseils alimentaires.
Le sucre est l’un des sujets qui suscitent le plus d’inquiétudes et de fausses certitudes. Sur Oncostar, nous avons consacré un article à cette question : peut-on vraiment « nourrir » un cancer avec du sucre ?
Supprimer le sucre. Éviter les produits laitiers. Manger uniquement certains aliments. Suivre une cure ou un régime particulier.
Ces messages peuvent ajouter de la confusion et parfois de la culpabilité à une période déjà difficile.
L’accompagnement proposé par Mathilde Odent part d’une autre réalité : les besoins d’une personne pendant un traitement contre le cancer ne peuvent pas être résumés à une liste générale d’aliments autorisés ou interdits.
La situation doit être évaluée individuellement.
Que parvient-elle encore à manger ? Quels sont les effets secondaires ? Perd-elle du poids ? Son appétit a-t-il changé ? Quels aliments tolère-t-elle ? Qu’aime-t-elle réellement manger ?
L’objectif est d’adapter l’alimentation à ce que la personne traverse.
Nausées, goûts modifiés, perte d’appétit : agir sur les difficultés concrètes
Mathilde Odent accompagne notamment les personnes confrontées aux effets secondaires qui perturbent leur alimentation.
En cas de nausées, les horaires, les quantités, les odeurs ou la température des aliments peuvent devenir des éléments importants à prendre en compte.
Lorsque le goût change — ce que l’on appelle une dysgueusie — certains aliments peuvent sembler métalliques, amers ou simplement très différents d’avant.
En cas de mucite, lorsque les muqueuses de la bouche deviennent douloureuses, la texture et la température des aliments peuvent devoir être adaptées.
Et lorsqu’une personne n’a presque plus d’appétit, l’objectif n’est pas nécessairement de lui imposer de grandes assiettes.
Le travail consiste à chercher, avec elle, ce qui reste possible.
La dénutrition : un enjeu important pendant le cancer
Perdre du poids pendant un cancer n’est pas toujours anodin.
La maladie, les traitements, la diminution des apports alimentaires et certaines difficultés digestives peuvent fragiliser progressivement l’organisme.
La dénutrition peut également s’accompagner d’une perte de masse musculaire.
Dans ce contexte, l’accompagnement diététique fait partie des soins de support qui peuvent intervenir pendant et après les traitements, en complément du suivi médical.
C’est pourquoi Mathilde Odent accorde une attention particulière à l’état nutritionnel de la personne, au maintien de ses apports et, lorsque cela est nécessaire, à l’adaptation de son alimentation.
L’objectif n’est pas de rechercher une alimentation « parfaite ».
Il s’agit d’aider le corps à recevoir ce dont il a besoin dans une situation qui peut rendre l’alimentation beaucoup plus difficile.
Maintenir ses forces et sa masse musculaire
La balance ne raconte pas toute l’histoire.
Une personne peut perdre de la masse musculaire sans toujours percevoir immédiatement l’importance de ce changement.
Or, pendant les traitements et la période de récupération, maintenir autant que possible ses forces peut représenter un véritable enjeu.
L’accompagnement diététique peut alors porter sur les apports énergétiques et protéiques, la manière d’enrichir certains repas ou collations et les adaptations nécessaires en fonction des symptômes et des possibilités de la personne.
Là encore, les conseils doivent être personnalisés.
Ce qui convient à une personne ne convient pas nécessairement à une autre.
Dix ans d’expérience en diététique clinique
Mathilde Odent exerce comme diététicienne clinique depuis dix ans.
Son parcours l’a notamment menée dans les services d’oncologie des Cliniques universitaires Saint-Luc et de l’Hôpital Erasme à Bruxelles.
Au fil de ces années, elle a accompagné de nombreux patients pendant différentes étapes de leur parcours : chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, réhabilitation et soins continus ou palliatifs.
Cette expérience hospitalière lui permet aujourd’hui de travailler sur des problématiques directement liées au vécu des traitements et à leurs conséquences sur l’alimentation.
Son accompagnement concerne notamment :
- les nausées ;
- les mucites ;
- les modifications du goût ;
- la perte d’appétit ;
- la dénutrition ;
- la perte de masse musculaire ;
- l’adaptation de l’alimentation aux contraintes du traitement.
Être accompagné pendant les traitements, mais aussi après
Les difficultés liées à l’alimentation peuvent apparaître dès le diagnostic, pendant les traitements ou plus tard.
Certaines personnes ont besoin d’aide parce qu’elles perdent rapidement du poids. D’autres ne savent plus comment composer leurs repas. Certaines cherchent à retrouver progressivement leurs forces après une période particulièrement éprouvante.
La réhabilitation peut elle aussi soulever de nombreuses questions.
Que manger maintenant ? Comment retrouver une alimentation adaptée à sa situation ? Comment récupérer après plusieurs mois de traitements ?
L’accompagnement diététique peut évoluer avec les besoins de la personne.
Il ne s’agit pas d’appliquer le même programme du début à la fin, mais d’adapter les conseils au moment du parcours.
Consulter Mathilde Odent à Wavre ou à domicile
Mathilde Odent consulte au Centre Médical Solis à Wavre, Venelle Notre Dame des Champs 1b.
Elle propose également des consultations à domicile dans tout le Brabant wallon.
Cette possibilité peut être particulièrement utile lorsque les déplacements sont difficiles en raison de la fatigue, des traitements ou de l’état général.
Son accompagnement s’adresse aux personnes touchées par un cancer pendant le diagnostic et les traitements, la réhabilitation ainsi que dans le cadre de soins continus ou palliatifs.
Découvrir Mathilde Odent sur Oncostar
Avec son expérience de dix ans en milieu hospitalier et son parcours au sein de services d’oncologie, Mathilde Odent rejoint le réseau Oncostar en tant que diététicienne clinique.
Son approche part des difficultés réelles vécues par la personne.
Pas d’alimentation parfaite à atteindre.
Pas de longue liste d’interdits.
Mais des adaptations concrètes, personnalisées et compatibles avec les traitements, les symptômes, les goûts et les possibilités de chacun.
👉 Découvrez la fiche complète de Mathilde Odent sur Oncostar.
Vous y trouverez ses coordonnées, ses informations pratiques et les moyens de prendre rendez-vous.
Parce que manger peut devenir difficile pendant un cancer
Lorsque l’alimentation devient compliquée, il n’est pas toujours utile d’attendre que la situation se dégrade pour en parler.
Une perte d’appétit persistante, une perte de poids, des nausées, des douleurs dans la bouche ou des difficultés à maintenir ses repas méritent d’être prises en compte.
Chaque personne traverse la maladie différemment.
L’objectif d’un accompagnement diététique personnalisé est précisément de partir de cette réalité : ce que la personne vit aujourd’hui, ce qu’elle parvient encore à manger et ce dont elle a besoin à ce moment de son parcours.
Pour aller plus loin
L’alimentation peut devenir une véritable préoccupation pendant les traitements. Entre les effets secondaires, la perte d’appétit et les nombreux conseils parfois contradictoires, il est important de disposer d’informations nuancées et adaptées à chaque situation.