78 697 nouveaux cancers ont été diagnostiqués en Belgique en 2024. Si l’on transformait ces statistiques en grille de départ de Formule 1, trois concurrents occuperaient régulièrement les premières lignes : prostate, sein, poumon et colorectal selon que l’on regarde les hommes ou les femmes. Mais contrairement à un véritable Grand Prix, notre objectif n’est évidemment pas de savoir quel cancer va gagner. Il est de comprendre où nous pouvons lui faire perdre des places grâce à la prévention, au dépistage et aux progrès des traitements.
Bienvenue sur le circuit.
Les moteurs chauffent.
Les statistiques sont sur la grille.
Et pour une fois, nous espérons très sincèrement que personne ne franchira la ligne d’arrivée.
Car aujourd’hui, Oncostar vous propose un championnat un peu particulier :
🏁 Le Grand Prix belge du cancer
Avant de commencer, une règle importante.
Nous allons utiliser le vocabulaire de la Formule 1 pour rendre les statistiques plus accessibles.
Mais les patients ne sont évidemment pas en compétition.
Un cancer rare n’est pas moins grave parce qu’il se trouve plus bas dans un classement.
Et le nombre de diagnostics ne dit pas, à lui seul, à quel point un cancer est dangereux.
Nous classons ici essentiellement les cancers selon leur fréquence de diagnostic, pas selon leur mortalité.
Parce qu’en cancérologie comme en F1 :
être souvent sur la grille ne signifie pas forcément être le plus redoutable.
🇧🇪 78 697 diagnostics : une saison 2024 très chargée
Selon les dernières données du Registre belge du Cancer, publiées en 2026, la Belgique a enregistré :
78 697 nouveaux diagnostics de cancer en 2024.
C’est 1,4 % de plus qu’en 2023.
La répartition était de :
👨 54,3 % chez les hommes
👩 45,7 % chez les femmes.
Les différences régionales existent également :
🇧🇪 Flandre : 47 341 diagnostics
🇧🇪 Wallonie : 25 661
🇧🇪 Bruxelles-Capitale : 5 695.
Mais le classement des principaux cancers reste remarquablement stable.
Alors…
feux rouges.
moteurs en marche.
départ.
🏎️ GRILLE HOMMES
🥇 P1 — Cancer de la prostate
Pole position chez les hommes belges.
Le cancer de la prostate reste le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez l’homme en Belgique.
Et contrairement à un pilote parti en pole :
tous les cancers de la prostate ne roulent pas à la même vitesse.
Certains évoluent très lentement.
D’autres sont beaucoup plus agressifs.
C’est pourquoi un diagnostic de cancer de la prostate ne signifie pas automatiquement qu’un traitement doit commencer immédiatement.
Pour certaines tumeurs à faible risque, une surveillance active peut être proposée.
🛠️ Passage aux stands : que peut-on faire ?
Il n’existe actuellement pas en Belgique de programme organisé de dépistage du cancer de la prostate comparable au Mammotest ou au Colotest.
Le dosage du PSA peut être discuté individuellement avec un médecin en fonction notamment :
- de l’âge ;
- des antécédents familiaux ;
- du niveau de risque ;
- des avantages potentiels ;
- et du risque de surdiagnostic ou d’examens inutiles.
Les progrès sont également importants du côté de l’IRM prostatique, des biopsies ciblées, de la chirurgie, de la radiothérapie et des traitements systémiques.
🏁 Stratégie Oncostar
Ne pas demander automatiquement un PSA à tout le monde, mais ne pas hésiter à discuter de son risque personnel avec son médecin.
🥈 P2 — Cancer du poumon
Voici un concurrent que nous préférerions vraiment voir quitter le podium.
Chez les hommes belges, le cancer du poumon occupe la deuxième position en fréquence.
Chez les femmes ?
Il est également deuxième.
Mais contrairement à la prostate ou au sein, le cancer du poumon présente une particularité importante :
une part considérable de son risque est évitable.
Le principal facteur reste le tabagisme.
Cela ne signifie évidemment pas que tous les patients atteints d’un cancer du poumon ont fumé.
Des cancers pulmonaires surviennent aussi chez des personnes n’ayant jamais fumé.
Le radon, certaines expositions professionnelles, la pollution atmosphérique et d’autres facteurs peuvent également intervenir.
🛠️ Passage aux stands : le meilleur tour à gagner ?
🚭 Ne pas commencer à fumer.
Et lorsqu’on fume :
arrêter reste utile, même après plusieurs années.
Le risque ne disparaît pas instantanément, mais il diminue progressivement après l’arrêt.
Autre révolution : nous comprenons désormais beaucoup mieux la biologie des cancers pulmonaires.
EGFR, ALK, ROS1, KRAS, RET, MET, BRAF, HER2…
Pour certains patients, l’analyse moléculaire de la tumeur permet aujourd’hui de sélectionner des traitements ciblés.
L’immunothérapie a également profondément modifié le traitement de nombreuses formes de cancer du poumon.
Et le dépistage ?
La Belgique ne dispose pas encore d’un programme national organisé généralisé de dépistage du cancer du poumon comparable aux trois programmes actuellement existants pour le sein, le colorectal et le col de l’utérus. La question du dépistage pulmonaire reste toutefois discutée en Belgique.
🏁 Stratégie Oncostar
Tabac : chaque arrêt compte.
Et une toux persistante inhabituelle, du sang dans les expectorations, un essoufflement inexpliqué ou une modification persistante de la respiration mérite une consultation.
🥉 P3 — Cancer colorectal
Le cancer colorectal complète le podium masculin.
Et chez les femmes ?
Il est également troisième.
Autrement dit, s’il existait un championnat belge de la régularité dont nous nous passerions volontiers :
le colorectal serait particulièrement bien placé.
Mais il possède un énorme point faible.
💩 Nous pouvons le dépister.
Et mieux encore :
certains cancers colorectaux sont précédés de polypes qui peuvent être détectés et retirés avant leur transformation en cancer.
🛠️ Passage aux stands : le Colotest
En Belgique, le cancer colorectal fait partie des trois cancers bénéficiant d’un programme organisé de dépistage.
Le principe est simple :
un petit prélèvement de selles permet de rechercher des traces invisibles de sang.
Si le test est positif :
cela ne signifie pas automatiquement cancer.
Une coloscopie est généralement proposée afin d’en rechercher la cause.
Et comme nous l’avons déjà expliqué dans notre guide du dépistage :
quelques minutes avec un Colotest restent probablement préférables à laisser un polype effectuer tranquillement plusieurs saisons sans contrôle technique.
🏁 Stratégie Oncostar
Lorsque vous êtes éligible au dépistage organisé : participez.
Et du sang visible dans les selles, une modification persistante du transit, une anémie inexpliquée ou d’autres symptômes digestifs inhabituels justifient une consultation sans attendre le prochain dépistage.
🏎️ GRILLE FEMMES
Changement de paddock.
Et ici, une concurrente possède une avance très nette.
🥇 P1 — Cancer du sein
Chez les femmes belges :
le cancer du sein reste de très loin le cancer le plus fréquemment diagnostiqué.
Il conserve nettement sa première position dans les données 2024 du Registre belge du Cancer.
Mais « cancer du sein » ne désigne pas une maladie unique.
Il existe notamment des cancers :
- hormonodépendants ;
- HER2 positifs ;
- triple négatifs ;
- avec différentes caractéristiques moléculaires.
Cette meilleure compréhension biologique a profondément changé les traitements.
🛠️ Passage aux stands : le Mammotest
Le cancer du sein fait partie des cancers bénéficiant d’un programme organisé de dépistage en Belgique.
Pour les femmes à risque moyen et sans symptôme, le Mammotest organisé concerne la tranche d’âge prévue par les programmes régionaux.
L’objectif :
détecter certains cancers avant qu’ils deviennent palpables ou symptomatiques.
Mais le dépistage n’est pas parfait.
Il peut entraîner :
- faux positifs ;
- examens complémentaires ;
- biopsies finalement rassurantes ;
- surdiagnostic.
C’est pourquoi les recommandations reposent sur une balance entre bénéfices et inconvénients.
🏁 Stratégie Oncostar
Participer au dépistage recommandé lorsque l’on appartient à la population concernée.
Et surtout :
une nouvelle boule, une modification inhabituelle du sein, une rétraction du mamelon ou un changement persistant de la peau doit conduire à consulter sans attendre le prochain Mammotest.
🥈 P2 — Cancer du poumon
Le cancer du poumon occupe désormais la deuxième position chez les femmes belges, devant le cancer colorectal.
Et ce classement mérite qu’on s’y arrête.
L’épidémie de tabagisme n’a pas évolué au même moment chez les hommes et chez les femmes.
Les conséquences sanitaires peuvent apparaître plusieurs décennies après l’exposition.
Voilà pourquoi l’évolution du cancer du poumon féminin constitue aujourd’hui un enjeu important de santé publique.
🛠️ Même stratégie aux stands
🚭 prévention du tabagisme ;
🚭 aide à l’arrêt ;
🏠 réduction de l’exposition au radon lorsque nécessaire ;
🦺 prévention des expositions professionnelles ;
🫁 consultation en présence de symptômes respiratoires persistants.
Et lorsque le cancer est diagnostiqué :
connaître son profil moléculaire peut parfois complètement modifier la stratégie thérapeutique.
🥉 P3 — Cancer colorectal
Même voiture.
Même position.
Même possibilité d’agir.
Le cancer colorectal occupe également la troisième position chez les femmes.
Et le programme de dépistage concerne :
les femmes comme les hommes.
Le côlon pratique remarquablement peu la discrimination.
🏁 Et derrière le podium ?
Le championnat ne s’arrête évidemment pas aux trois premières positions.
Les données du Registre belge du Cancer montrent notamment parmi les cancers fréquemment diagnostiqués :
Chez les hommes :
vessie, mélanome cutané, cancers de la tête et du cou, rein, lymphome non hodgkinien, œsophage et leucémies figurent parmi les cancers importants en nombre de diagnostics dans les données récentes.
Chez les femmes :
mélanome, cancer de l’endomètre, pancréas, lymphome non hodgkinien, leucémies, cancers de la tête et du cou et thyroïde apparaissent également dans le top 10 des données récentes.
Et chacun possède sa propre stratégie.
☀️ Mélanome : le pilote qui n’aime pas l’ombre
Une partie du risque de mélanome est liée à l’exposition aux rayonnements ultraviolets.
🛠️ Stratégie
☀️ éviter les coups de soleil ;
👕 vêtements, ombre et protection solaire ;
🚫 éviter les bancs solaires ;
🔎 surveiller une lésion cutanée nouvelle ou qui change.
Une protection parfaite n’existe pas.
Mais les UV constituent un facteur sur lequel nous pouvons réellement agir.
🚬 Vessie, tête et cou, œsophage : le tabac revient encore au paddock
Le tabagisme n’augmente pas uniquement le risque de cancer du poumon.
Il intervient dans plusieurs autres cancers, notamment :
- vessie ;
- bouche et gorge ;
- larynx ;
- œsophage ;
- rein ;
- pancréas.
L’alcool constitue également un facteur de risque établi pour plusieurs cancers.
🛠️ Stratégie
Chaque diminution d’exposition compte.
Et contrairement à une idée persistante :
il n’existe pas d’âge auquel arrêter de fumer devient « inutile ».
🌸 Endomètre : métabolisme et hormones entrent en piste
Le cancer de l’endomètre fait partie des cancers féminins fréquents.
Plusieurs facteurs interviennent dans son risque, notamment :
- l’âge ;
- certaines expositions hormonales ;
- l’obésité ;
- certains facteurs métaboliques ;
- certaines prédispositions génétiques comme le syndrome de Lynch.
Mais il possède aussi un symptôme particulièrement important à connaître :
un saignement après la ménopause doit être évalué.
Cela ne signifie pas automatiquement cancer.
La plupart des saignements anormaux peuvent avoir d’autres causes.
Mais ce symptôme mérite une consultation.
🟣 Pancréas : moins fréquent, mais redoutable
Voilà l’exemple parfait qui montre pourquoi notre championnat doit être interprété avec prudence.
Le cancer du pancréas ne domine pas le classement des diagnostics.
Pourtant, il reste associé à une mortalité importante.
Pourquoi ?
Notamment parce qu’il est souvent diagnostiqué tardivement.
Il n’existe actuellement pas de programme organisé de dépistage du cancer du pancréas dans la population générale belge.
Certaines personnes présentant un risque génétique ou familial très élevé peuvent en revanche bénéficier d’une surveillance spécialisée.
🏁 Moralité
Fréquence et gravité ne sont pas la même statistique.
🧬 Le véritable championnat : celui des solutions
Et maintenant, retournons complètement le classement.
Parce que le cancer n’est pas une fatalité contre laquelle nous resterions assis dans les tribunes.
Une partie importante des cancers est liée à des facteurs sur lesquels une prévention est possible.
Cela ne signifie surtout pas :
« Si vous avez un cancer, vous auriez pu l’éviter. »
Ce serait scientifiquement faux et humainement injuste.
Un cancer résulte généralement d’une combinaison complexe :
🧬 âge et mutations cellulaires ;
🧬 prédispositions génétiques ;
🚬 expositions environnementales ou comportementales ;
🦠 infections ;
⚖️ facteurs métaboliques ;
🎲 et parfois simplement des événements biologiques que nous ne pouvions pas prévoir.
La prévention réduit un risque.
Elle ne délivre jamais une garantie.
🏆 LE CHAMPIONNAT DES SOLUTIONS
Et celui-ci, contrairement au précédent, nous voulons vraiment le gagner.
🥇 P1 — Ne pas fumer ou arrêter
S’il fallait sélectionner un seul levier majeur de prévention du cancer à l’échelle de la population, la lutte contre le tabac occuperait une place centrale.
Elle ne concerne pas seulement le poumon.
Plusieurs organes sont concernés.
Et après l’arrêt :
le bénéfice commence, quel que soit l’âge.
🥈 P2 — Participer aux dépistages recommandés
La Belgique dispose actuellement de trois programmes organisés de dépistage :
🎀 sein ;
💩 colorectal ;
🌸 col de l’utérus.
Leur objectif n’est pas simplement de « trouver plus de cancers ».
C’est de les détecter à un moment où la prise en charge peut être plus favorable — et, pour certaines lésions du côlon ou du col, d’intervenir avant même qu’un cancer invasif n’apparaisse.
🥉 P3 — Vacciner
Deux infections jouent un rôle particulièrement important dans la prévention de certains cancers :
HPV
et
hépatite B.
La vaccination contre le HPV permet de prévenir une grande partie des cancers du col de l’utérus ainsi que d’autres cancers liés au papillomavirus.
🏎️ P4 — Bouger
L’activité physique est associée à une réduction du risque de plusieurs cancers.
Pas besoin de devenir Max Verstappen.
Marcher davantage, diminuer la sédentarité et intégrer progressivement l’activité physique à son quotidien comptent déjà.
🥗 P5 — Alimentation et poids
Une alimentation diversifiée, riche notamment en aliments végétaux et en fibres, ainsi qu’un poids compatible avec une bonne santé métabolique, participent à la prévention de plusieurs cancers.
Mais attention :
la prévention ne doit jamais devenir une police de l’assiette ou du poids.
L’obésité est une maladie complexe.
Et une personne atteinte d’un cancer ne doit pas entreprendre de régime restrictif sans en discuter avec son équipe lorsqu’elle est en traitement ou présente un risque de dénutrition.
🍷 P6 — Réduire l’alcool
L’alcool est un cancérogène établi.
Il augmente notamment le risque de plusieurs cancers :
- sein ;
- colorectal ;
- foie ;
- bouche ;
- pharynx ;
- larynx ;
- œsophage.
En matière de cancer :
moins on consomme d’alcool, plus le risque lié à l’alcool diminue.
☀️ P7 — Se protéger des UV
Le soleil n’est pas notre ennemi.
Les brûlures solaires répétées, en revanche, sont évitables.
Ombre, vêtements, crème solaire et absence de banc solaire constituent une équipe plutôt performante.
🩺 P8 — Ne pas ignorer un symptôme persistant
Voilà peut-être notre arrêt au stand le plus sous-estimé.
Une boule.
Un saignement inhabituel.
Du sang dans les selles.
Une toux persistante.
Une perte de poids inexpliquée.
Une modification d’un grain de beauté.
Une difficulté à avaler.
Un symptôme inhabituel qui persiste ou s’aggrave.
Cela ne signifie généralement pas cancer.
Mais cela mérite parfois une consultation.
Le diagnostic précoce ne repose pas uniquement sur le dépistage.
Il repose aussi sur notre capacité à ne pas attendre indéfiniment lorsqu’un voyant inhabituel s’allume sur le tableau de bord.
🏁 Et en 2035, à quoi ressemblera la grille ?
Le Registre belge du Cancer a également publié en 2026 des projections jusqu’en 2035.
Ces projections ne sont pas des prédictions certaines : elles extrapolent les tendances démographiques et d’incidence observées.
Un élément est cependant incontournable :
la population belge vieillit.
Or le cancer est fortement associé à l’âge.
Cela signifie que même si nous réduisons le risque de certains cancers, le nombre absolu de diagnostics peut continuer à augmenter simplement parce que davantage de personnes atteignent des âges auxquels le cancer devient plus fréquent.
C’est pourquoi la Belgique devra continuer à investir simultanément dans :
prévention ;
vaccination ;
dépistage ;
diagnostic précoce ;
recherche ;
traitements ;
soins de support ;
et accompagnement après le cancer.
🏆 Le seul podium que nous voulons vraiment voir
Alors oublions quelques secondes le classement des cancers.
Voici celui qu’Oncostar préférerait afficher :
🥇 Davantage de cancers évités
🥈 Davantage de cancers détectés tôt
🥉 Davantage de personnes vivant longtemps et bien après un cancer
Et juste derrière :
🏎️ des traitements plus précis
🏎️ moins d’effets secondaires
🏎️ une meilleure qualité de vie
🏎️ un accès équitable aux soins
🏎️ et davantage de soutien pendant et après la maladie.
Parce que le véritable objectif n’est pas de savoir quel cancer occupe la pole position.
C’est de faire reculer toute la grille.
Ce qu’il faut retenir
🏁 78 697 nouveaux diagnostics de cancer ont été enregistrés en Belgique en 2024, soit 1,4 % de plus qu’en 2023.
👨 Chez les hommes, le podium est constitué de la prostate, du poumon et du colorectal.
👩 Chez les femmes, le sein arrive largement en tête, devant le poumon et le colorectal.
⚠️ Le cancer le plus fréquent n’est pas nécessairement le cancer le plus mortel. Incidence, mortalité, survie et agressivité sont des indicateurs différents.
🚭 Une partie du risque de cancer peut être réduite, notamment en agissant sur le tabac, l’alcool, les UV, certaines infections, l’activité physique et différents facteurs métaboliques.
🔬 La Belgique dispose de programmes organisés de dépistage pour le sein, le colorectal et le col de l’utérus.
❤️ Prévention ne signifie jamais culpabilité. Une personne peut adopter une hygiène de vie exemplaire et développer malgré tout un cancer.
À retenir : si les statistiques belges étaient un championnat de Formule 1, prostate, sein, poumon et colorectal occuperaient régulièrement les premières lignes. Mais le classement qui compte réellement est ailleurs : prévenir ce qui peut l’être, détecter plus tôt lorsque c’est possible et améliorer les traitements et la qualité de vie de toutes les personnes touchées.
Pour aller plus loin
Le dépistage du cancer en Belgique : le guide (presque) sans stress
Cancer du sein : le meilleur dépistage est celui auquel on participe
Immunothérapie dans le cancer du poumon : comment fonctionne-t-elle ?
EGFR, ALK, KRAS : pourquoi analyser la tumeur change aujourd’hui le traitement ?
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Sources et références
🇧🇪 Registre belge du Cancer — chiffres 2024
Le Registre belge du Cancer a enregistré 78 697 nouveaux diagnostics en 2024. Il confirme également les trois cancers les plus fréquemment diagnostiqués chez les hommes et chez les femmes.
Consulter les nouveaux chiffres du Belgian Cancer Registry
🇧🇪 Cancer Fact Sheet — Tous les cancers 2024
Publication du Registre belge du Cancer, juillet 2026.
Consulter la Cancer Fact Sheet 2024
🇧🇪 Cancer de la prostate
Publication du Registre belge du Cancer, données d’incidence 2024.
Consulter la Cancer Fact Sheet – Prostate
🇧🇪 Cancer du sein
Publication du Registre belge du Cancer, données d’incidence 2024.
Consulter la Cancer Fact Sheet – Cancer du sein
🇧🇪 Cancer colorectal
Publication du Registre belge du Cancer, données d’incidence 2024.
Consulter la Cancer Fact Sheet – Cancer colorectal
🇧🇪 Dépistage en Belgique
La Fondation contre le Cancer rappelle que trois programmes organisés concernent actuellement le sein, le colorectal et le col de l’utérus ; le dépistage pulmonaire reste en discussion.
Consulter les informations sur le dépistage en Belgique
🔮 Belgique 2024–2035
Le Registre belge du Cancer a publié en avril 2026 ses projections d’incidence jusqu’en 2035. Ces résultats constituent des extrapolations et non des prévisions certaines.
Consulter les projections 2024–2035
📖 Glossaire du paddock
Incidence : nombre de nouveaux diagnostics apparaissant dans une population pendant une période donnée.
Mortalité : nombre de décès attribués à une maladie.
Survie nette : estimation de la survie qui isole autant que possible l’effet du cancer des autres causes de décès.
Dépistage : recherche d’un cancer ou d’une lésion précancéreuse chez une personne qui ne présente pas de symptôme.
Diagnostic précoce : identification rapide d’une maladie, notamment lorsqu’un symptôme apparaît.
Facteur de risque : caractéristique ou exposition associée à une probabilité plus importante de développer une maladie. Un facteur de risque n’est pas une certitude.
🔬 Niveau de preuve scientifique
★★★★★ Prostate, poumon et colorectal constituent actuellement le trio de tête chez les hommes belges ; sein, poumon et colorectal chez les femmes. Données du Registre belge du Cancer.
★★★★★ Le tabac constitue un facteur de risque majeur évitable de plusieurs cancers.
★★★★★ Les programmes organisés de dépistage du sein, du colorectal et du col de l’utérus permettent une détection plus précoce dans les populations auxquelles ils sont destinés.
★★★★★ La vaccination contre le HPV permet de prévenir une part importante des cancers liés à ces virus.
★★★★☆ Une combinaison de prévention, dépistage et diagnostic précoce peut réduire substantiellement le fardeau de certains cancers, mais l’impact varie fortement selon le type de cancer.
☆☆☆☆☆ « Une personne qui adopte un mode de vie sain ne développera pas de cancer » : faux. La prévention diminue certains risques ; elle ne les annule jamais.
Dernière mise à jour scientifique : septembre 2026.
Cet article utilise volontairement la métaphore de la Formule 1 pour rendre les statistiques belges plus accessibles. Un classement par fréquence ne constitue en aucun cas un classement de gravité et ne minimise jamais l’expérience des personnes touchées par des cancers moins fréquents.