Peut-on repérer un cancer grâce à son odeur ? L’idée semblait encore futuriste il y a quelques années. Pourtant, des chiens entraînés sont aujourd’hui capables de distinguer certains échantillons provenant de personnes atteintes de cancer, tandis que les « nez électroniques » tentent de reproduire artificiellement cette capacité. En 2026, une étude multicentrique menée en Inde apporte de nouvelles données particulièrement intéressantes sur la détection multicancer à partir de l’haleine.
🔄 Mise à jour 2026
Cet article, publié initialement sur Oncostar en mars 2024, a été entièrement actualisé en septembre 2026 à la lumière de nouvelles recherches sur la détection des cancers par analyse de l’haleine, olfaction canine et outils numériques.
L’idée qu’une maladie puisse avoir une odeur n’est pas nouvelle.
Notre organisme produit en permanence des milliers de molécules liées à son métabolisme. Certaines sont suffisamment volatiles pour passer dans l’air expiré, la sueur, l’urine ou d’autres fluides biologiques.
Le cancer peut modifier ce métabolisme.
Les cellules tumorales, leur environnement et la réaction de l’organisme peuvent donc entraîner des changements dans les substances chimiques produites.
La question scientifique devient alors :
ces modifications laissent-elles une signature suffisamment spécifique pour permettre de détecter un cancer ?
C’est précisément ce que tentent d’exploiter les chiens renifleurs et les technologies de « nez électroniques ».
Un cancer peut-il vraiment avoir une odeur ?
Pas une odeur que nous pouvons nécessairement sentir nous-mêmes.
Les chercheurs s’intéressent surtout à des molécules appelées composés organiques volatils, ou COV — VOC en anglais pour volatile organic compounds.
Ces petites molécules peuvent être présentes dans l’air expiré.
Certaines maladies modifient leur concentration ou leur combinaison.
L’idée n’est donc pas qu’il existerait nécessairement « l’odeur du cancer », identique pour toutes les tumeurs.
Il s’agit plutôt de rechercher un profil particulier de molécules volatiles associé à certaines modifications biologiques.
Ce principe est étudié depuis plusieurs décennies, à la fois avec des chiens entraînés et avec des capteurs chimiques. Une revue de référence consacrée à ces deux approches décrivait déjà le potentiel de l’olfaction canine et des nez électroniques pour détecter certains cancers à partir d’échantillons biologiques ou d’haleine.
Pourquoi utiliser des chiens ?
Parce que leur système olfactif est extraordinairement sensible.
Un chien entraîné peut détecter des concentrations infimes de certaines substances.
Cette capacité est déjà utilisée dans différents domaines :
- explosifs ;
- stupéfiants ;
- recherche de personnes ;
- détection de certaines maladies ;
- identification de changements physiologiques.
En médecine, des équipes ont donc commencé à entraîner des chiens à distinguer des échantillons provenant de personnes atteintes de cancer de ceux provenant de personnes non malades.
Ces recherches ont porté notamment sur des cancers du :
- sein ;
- poumon ;
- côlon ;
- prostate ;
- ovaire ;
- vessie.
Les performances varient beaucoup selon les études, la qualité de l’entraînement, le type d’échantillon et la méthodologie.
Mais un point ressort régulièrement : certaines tumeurs semblent laisser une signature olfactive détectable dans certains échantillons biologiques.
Le projet KDOG : une étape importante
Dans la première version de cet article en 2024, Oncostar évoquait déjà KDOG, le projet de l’Institut Curie consacré à la détection du cancer du sein par l’odorat canin.
Les chiens y étaient entraînés à reconnaître certaines signatures dans des échantillons de sueur.
Ce type de projet a contribué à démontrer que l’olfaction canine pouvait devenir un véritable outil de recherche scientifique, et pas simplement une curiosité.
L’enjeu reste toutefois le même : transformer une capacité biologique étonnante en méthode reproductible, contrôlée et validée médicalement.
En 2026, une nouvelle étape avec Dognosis
La start-up Dognosis, implantée en Inde et aux États-Unis, cherche précisément à franchir cette étape.
Son approche consiste à combiner :
des échantillons d’haleine + des chiens entraînés + un système automatisé + une analyse statistique et numérique.
Une étude multicentrique de phase II a été conduite dans six hôpitaux du Karnataka, en Inde.
Au total, 3 275 participants ont été recrutés :
- 1 773 pour l’entraînement du système ;
- 1 502 pour l’évaluation indépendante.
Dans le groupe test figuraient :
- 283 patients atteints d’un cancer confirmé par biopsie et n’ayant pas encore reçu de traitement ;
- 1 219 personnes témoins.
L’étude évaluait une détection multicancer à partir d’échantillons d’haleine recueillis sur des masques en coton, puis présentés aux chiens dans des conditions standardisées.
Quels résultats ?
Les performances rapportées sont encourageantes.
Le système a obtenu :
91,5 % de sensibilité
et
90,8 % de spécificité.
Autrement dit, dans cette étude :
- il identifiait correctement environ 91 personnes atteintes de cancer sur 100 ;
- et environ 91 personnes non atteintes sur 100.
L’étude avait été publiée en prépublication avant d’être publiée en 2026 dans le Journal of Clinical Oncology.
Un travail présenté à l’ASCO en 2025 avait déjà montré des résultats prometteurs sur plus de 1 000 échantillons, avec une sensibilité élevée y compris pour certains cancers précoces.
Et pour les cancers précoces ?
C’est évidemment le point le plus intéressant.
Pour qu’un outil de dépistage soit réellement utile, il doit idéalement être capable d’identifier des tumeurs avant qu’elles n’aient provoqué des symptômes importants.
Dans l’étude Dognosis, la sensibilité rapportée pour les cancers de stades I et II restait élevée, autour de 90 %.
C’est encourageant.
Mais cela ne signifie toujours pas que le système est prêt pour une utilisation en dépistage de masse.
Pourquoi ces résultats ne suffisent-ils pas encore ?
Parce qu’une étude dans laquelle de nombreux participants sont déjà connus comme atteints ou non atteints d’un cancer est très différente d’un véritable programme de dépistage dans la population générale.
Dans la population générale, les cancers sont beaucoup plus rares.
Cela change profondément la proportion de faux positifs.
Imaginons, uniquement pour illustrer le principe, une population de 10 000 personnes dans laquelle 1 % auraient réellement un cancer.
Avec une sensibilité de 91,5 % et une spécificité de 90,8 %, on pourrait obtenir approximativement :
- 92 cancers correctement détectés ;
- 8 cancers non détectés ;
- mais aussi environ 900 résultats faussement positifs.
Autrement dit, la majorité des résultats positifs pourrait alors correspondre à des personnes sans cancer.
C’est pourquoi la valeur prédictive d’un test doit être évaluée directement dans la population pour laquelle il est destiné.
Le chien ne pose donc jamais un diagnostic
C’est essentiel.
Même dans l’hypothèse où ces tests seraient un jour validés, un résultat positif ne signifierait pas :
« vous avez un cancer ».
L’objectif serait plutôt de dire :
« votre échantillon présente une signature qui justifie des examens complémentaires ».
Le diagnostic resterait ensuite basé sur les outils conventionnels :
- imagerie médicale ;
- endoscopie ;
- examens sanguins ;
- analyses moléculaires ;
- biopsie ;
- anatomopathologie.
L’olfaction canine serait donc plutôt envisagée comme un outil de triage ou de présélection, pas comme un remplacement du diagnostic médical.
Quel est le rôle de l’intelligence artificielle ?
L’un des problèmes historiques des chiens de détection est l’interprétation de leur comportement.
Un chien peut manifester qu’il reconnaît une odeur en :
- s’asseyant ;
- restant immobile ;
- modifiant sa posture ;
- changeant son comportement.
Mais l’interprétation humaine peut introduire une variabilité.
Les nouvelles approches cherchent donc à enregistrer de manière objective certaines réponses du chien et à utiliser des modèles statistiques ou de machine learning pour les combiner.
En 2026, Dognosis a également publié une perspective scientifique consacrée à cette idée de « digitaliser » l’olfaction canine, en associant chiens, signaux physiologiques et analyse multimodale.
C’est un changement important.
Le chien n’est alors plus seulement un « détecteur ».
Il devient une partie d’un système biologique et numérique.
Et si les chiens servaient surtout à découvrir ce qu’il faut mesurer ?
C’est peut-être l’un des aspects les plus intéressants de cette recherche.
Les chiens peuvent démontrer qu’une signature biologique existe avant même que les scientifiques sachent exactement quelles molécules la composent.
La question devient ensuite :
qu’est-ce que le chien sent réellement ?
Si les chercheurs identifient les substances exactes reconnues, il devient envisageable de construire un appareil capable de reproduire cette détection.
C’est ici qu’interviennent les nez électroniques.
Qu’est-ce qu’un nez électronique ?
Un nez électronique, ou e-nose, est un dispositif utilisant des capteurs chimiques pour reconnaître des profils de molécules volatiles.
Il ne reproduit pas exactement le fonctionnement du nez humain ou canin.
Son objectif est plutôt de transformer une signature chimique en signal électronique pouvant ensuite être analysé.
Selon les technologies, les chercheurs peuvent utiliser :
- capteurs chimiques ;
- chromatographie ;
- spectrométrie ;
- nanomatériaux ;
- réseaux de capteurs ;
- algorithmes de machine learning.
L’objectif final est séduisant :
faire souffler un patient dans un dispositif et rechercher automatiquement certaines signatures compatibles avec une maladie.
Pourquoi les nez électroniques sont-ils potentiellement plus faciles à déployer ?
Un appareil pourrait théoriquement être :
- produit en série ;
- calibré ;
- standardisé ;
- utilisé dans différents hôpitaux ;
- comparé facilement entre laboratoires ;
- amélioré par mise à jour logicielle.
Un chien, en revanche, reste un organisme vivant.
Ses performances peuvent varier selon :
- son entraînement ;
- sa fatigue ;
- sa santé ;
- son environnement ;
- sa motivation ;
- la qualité de l’équipe qui l’encadre.
Cette variabilité constitue l’un des obstacles à l’utilisation médicale à grande échelle.
Mais le nez électronique n’est pas encore la solution parfaite
Les composés volatils présents dans l’haleine peuvent être influencés par de nombreux facteurs :
- alimentation ;
- tabac ;
- médicaments ;
- infections ;
- microbiote ;
- pollution ;
- activité physique ;
- maladies chroniques ;
- moment de la journée.
Il faut donc distinguer une véritable signature tumorale de toutes les variations normales ou liées à d’autres maladies.
C’est un problème complexe.
Et plus le test cherche à détecter plusieurs cancers différents, plus la question devient difficile.
Un test multicancer doit aussi savoir où chercher
Supposons qu’un test indique :
« un signal compatible avec un cancer est présent ».
Que faire ensuite ?
Cherche-t-on un cancer du sein ?
Du poumon ?
Du côlon ?
De la prostate ?
Du pancréas ?
Un test multicancer doit idéalement être capable de fournir également une indication sur l’origine probable du signal, ou s’intégrer dans une stratégie permettant de réaliser les examens appropriés.
Sans cela, le risque est d’entraîner une cascade d’examens inutiles.
Peut-on imaginer une simple haleine comme futur test de dépistage ?
C’est possible en théorie.
L’intérêt serait considérable :
- non invasif ;
- indolore ;
- facile à répéter ;
- potentiellement peu coûteux ;
- facilement acceptable pour les patients.
C’est particulièrement intéressant dans des régions où l’accès à l’imagerie ou à certains tests moléculaires est limité.
C’est d’ailleurs l’un des objectifs mis en avant dans les études Dognosis, notamment pour améliorer l’accès au dépistage dans les pays à ressources limitées.
Mais il faut distinguer une technologie prometteuse d’une technologie dont le bénéfice médical est démontré.
Nous sommes encore dans la première catégorie.
Et en Belgique ?
À ce jour, la détection du cancer par chiens renifleurs ou analyse automatisée de l’haleine ne fait pas partie des programmes de dépistage standard en Belgique.
Les programmes organisés reposent sur des méthodes validées pour certains cancers, par exemple :
- mammographie pour le cancer du sein ;
- recherche de sang occulte dans les selles pour le cancer colorectal ;
- dépistage du cancer du col de l’utérus.
Pour qu’un test d’haleine multicancer puisse un jour être utilisé en Belgique, il faudrait démontrer notamment :
- qu’il fonctionne dans une population réelle ;
- qu’il détecte suffisamment de cancers précoces ;
- qu’il génère un nombre acceptable de faux positifs ;
- qu’il permet réellement de diagnostiquer les cancers plus tôt ;
- qu’il améliore les résultats pour les patients ;
- qu’il est reproductible entre centres ;
- qu’il répond aux exigences réglementaires européennes.
Faut-il remplacer les programmes de dépistage actuels ?
Non.
C’est un message important.
Les tests d’haleine actuellement étudiés ne remplacent pas :
- le Mammotest ;
- le dépistage colorectal ;
- le dépistage du cancer du col ;
- ni les examens recommandés lorsqu’un symptôme est présent.
Même si l’olfaction canine ou les nez électroniques deviennent un jour disponibles, leur place devra probablement être définie en complément des outils existants, et non en remplacement automatique.
Pourquoi cette recherche reste néanmoins particulièrement intéressante
Parce qu’elle participe à une évolution plus large du dépistage du cancer.
Aujourd’hui, les chercheurs tentent d’identifier les traces biologiques d’une tumeur avant même qu’elle soit visible ou symptomatique :
- ADN tumoral circulant ;
- protéines ;
- ARN ;
- métabolites ;
- microARN ;
- cellules tumorales circulantes ;
- composés volatils.
L’haleine pourrait devenir l’un de ces nouveaux « fluides diagnostiques ».
Et les chiens ont probablement contribué à montrer que notre souffle contient davantage d’informations médicales qu’on ne l’imaginait.
Ce qu’il faut retenir
Les chiens peuvent réellement détecter certaines différences olfactives dans des échantillons provenant de personnes atteintes de cancer.
Une étude multicentrique indienne publiée en 2026 dans le Journal of Clinical Oncology a évalué un système associant haleine, olfaction canine et analyse statistique chez plus de 3 000 participants.
Dans la cohorte indépendante de test, les performances rapportées étaient d’environ :
91,5 % de sensibilité
et
90,8 % de spécificité.
Ces résultats sont prometteurs, mais ils ne suffisent pas encore à valider un programme de dépistage multicancer dans la population générale.
Le nombre de faux positifs, l’identification de l’organe concerné, la reproductibilité, la logistique et le bénéfice réel pour les patients doivent encore être étudiés.
Pour aller plus loin
Sur Oncostar :
- Cancer du sein : le meilleur dépistage est celui auquel on participe
- Cancers avant 50 ans : pourquoi certains augmentent-ils ?
- Reconnaître les principaux signes d’alerte du cancer
- Trouver un professionnel de santé spécialisé en oncologie
- Découvrir les organisations qui accompagnent les patients et leurs proches en Belgique
À retenir : ce n’est pas le chien qui « diagnostique » un cancer. Il détecte une signature olfactive pouvant éventuellement servir de signal d’alerte. Le véritable enjeu scientifique est maintenant de comprendre cette signature et de déterminer si elle peut devenir un test fiable, standardisé et utile en population réelle.
Sources scientifiques et références
🇧🇪 Références belges
- Fondation contre le Cancer
Informations sur le dépistage, les signes d’alerte et les examens diagnostiques.
Consulter la Fondation contre le Cancer - Sciensano
Informations de santé publique sur le cancer en Belgique.
Consulter Sciensano - Belgian Cancer Registry
Données épidémiologiques et statistiques officielles sur le cancer en Belgique.
Consulter le Registre du Cancer
🌍 Étude principale 2026
- Kulgod S. et al. – Journal of Clinical Oncology, 2026
Canine Olfaction Combined With Bayesian Modeling for Multicancer Detection From Breath Samples: A Phase II Study in India.
Étude multicentrique menée dans six hôpitaux indiens et portant sur 3 275 participants.
Consulter l’étude sur PubMed - Version prépublication de l’étude
Description détaillée du protocole, des échantillons d’haleine, du groupe d’entraînement et de la cohorte indépendante de test.
Consulter la prépublication sur medRxiv
🧪 Travaux complémentaires
- Journal of Clinical Oncology – ASCO 2025
Étude sur plus de 1 000 échantillons évaluant la détection multicancer par olfaction canine et analyse de composés volatils.
Consulter l’abstract ASCO / JCO - Journal of Breath Research – 2026
Perspective scientifique sur l’intégration de l’olfaction canine, des capteurs physiologiques et des systèmes numériques pour la détection multicancer à partir de l’haleine.
Consulter l’article sur PubMed - Journal of Clinical Oncology – 2026
Éditorial consacré à l’émergence de l’olfaction canine comme approche de détection multicancer.
Consulter l’éditorial dans le Journal of Clinical Oncology - Revue scientifique sur l’olfaction canine et les nez électroniques
Analyse des études consacrées aux chiens détecteurs de cancer et aux capteurs de composés volatils.
Consulter la revue sur PubMed
🐕 Projet historique évoqué dans l’article
- Institut Curie – Projet KDOG
Projet de recherche étudiant la capacité de chiens spécialement entraînés à détecter des signatures associées au cancer du sein à partir d’échantillons odorants.
Consulter l’Institut Curie
📖 Glossaire
Composé organique volatil (COV/VOC) : petite molécule pouvant s’évaporer et se retrouver notamment dans l’air expiré.
Olfaction canine : utilisation du système olfactif du chien pour reconnaître une odeur ou une signature chimique spécifique.
Nez électronique : dispositif utilisant des capteurs chimiques et des algorithmes pour reconnaître un profil de substances volatiles.
Sensibilité : capacité d’un test à identifier correctement les personnes atteintes de la maladie.
Spécificité : capacité d’un test à identifier correctement les personnes non atteintes.
Faux positif : test positif chez une personne qui n’a pas la maladie.
Faux négatif : test négatif chez une personne qui a pourtant la maladie.
Valeur prédictive positive : probabilité qu’une personne ait réellement la maladie lorsqu’un test est positif.
Triage : étape destinée à sélectionner les personnes chez lesquelles des examens complémentaires sont nécessaires.
Dépistage multicancer : stratégie visant à rechercher simultanément plusieurs types de cancers chez une personne ne présentant pas nécessairement de symptômes.
🔬 Niveau de preuve scientifique
★★★★★ Le cancer peut modifier le métabolisme et certains profils de composés volatils : phénomène biologiquement plausible et largement étudié.
★★★★☆ Des chiens entraînés peuvent distinguer certains échantillons provenant de personnes avec ou sans cancer : démontré dans plusieurs études contrôlées, avec des performances variables.
★★★★☆ Le système multicancer Dognosis présente une sensibilité et une spécificité supérieures à 90 % dans une étude de phase II : données publiées dans le Journal of Clinical Oncology en 2026.
★★★☆☆ La technologie semble capable d’identifier également certains cancers précoces : résultats encourageants, mais à confirmer dans des populations de dépistage réelles.
★★☆☆☆ Les chiens ou nez électroniques peuvent devenir un test multicancer standardisé à grande échelle : possibilité crédible, mais encore non démontrée.
★☆☆☆☆ Cette stratégie améliore la survie grâce à une détection plus précoce : bénéfice clinique encore non démontré.
☆☆☆☆☆ Un chien peut aujourd’hui diagnostiquer un cancer à la place d’un médecin ou d’une biopsie : faux.
Dernière mise à jour scientifique : septembre 2026.
Cet article est destiné à l’information générale et ne remplace pas un avis médical. Les technologies de détection du cancer par analyse de l’haleine, olfaction canine ou nez électronique restent expérimentales et ne remplacent actuellement aucun programme de dépistage recommandé en Belgique.