HPV, hépatites, H. pylori… Ces infections à l’origine d’environ un cancer sur huit dans le monde

HPV, hépatites, H. pylori… Ces infections à l’origine d’environ un cancer sur huit dans le monde

On associe spontanément le cancer au tabac, à l’alcool, à l’âge, à la génétique ou à certaines expositions environnementales. Beaucoup moins aux infections. Pourtant, une nouvelle analyse mondiale publiée en septembre 2026 estime que 2,3 millions de cancers diagnostiqués en 2024 étaient attribuables à des agents infectieux. Cela représente environ 12 % de tous les nouveaux cancers dans le monde. Et une partie de ces cancers peut être prévenue grâce à la vaccination, au dépistage ou au traitement des infections.

Le chiffre peut surprendre :

environ un cancer sur huit dans le monde est lié à une infection.

C’est l’estimation publiée le 29 septembre 2026 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC), l’agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la Santé.

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Les chercheurs estiment que 2,3 millions de nouveaux cas de cancer survenus en 2024, soit environ 12 % de l’ensemble des cancers diagnostiqués cette année-là, étaient attribuables à des infections.

Mais cette phrase nécessite immédiatement plusieurs explications.


⚠️ « Un cancer sur huit » ne signifie pas qu’une infection sur huit provoque un cancer

Et cela ne signifie évidemment pas non plus que toute personne infectée développera un cancer.

Dans la très grande majorité des cas, une infection ne conduit pas à une tumeur.

Certaines infections disparaissent spontanément.

D’autres peuvent devenir chroniques sans jamais provoquer de cancer.

Et lorsqu’un cancer apparaît, son développement résulte généralement d’une succession complexe d’événements biologiques sur plusieurs années, voire plusieurs décennies.

L’infection constitue donc un facteur causal dans certains cancers, pas une condamnation.


🦠 Comment une infection peut-elle provoquer un cancer ?

Cela dépend de l’agent infectieux.

Certains virus peuvent perturber directement le fonctionnement des cellules.

D’autres infections entretiennent une inflammation chronique qui, au fil des années, favorise les lésions cellulaires.

Certaines peuvent également modifier la réponse immunitaire ou favoriser l’accumulation d’altérations génétiques.

Le processus est généralement lent.

On ne développe donc pas un cancer quelques jours après avoir contracté un virus ou une bactérie oncogène.


🧬 Quelles infections sont concernées ?

Plusieurs agents infectieux sont aujourd’hui reconnus comme cancérogènes pour l’être humain.

Parmi les plus importants figurent :

les papillomavirus humains (HPV) ;

Helicobacter pylori ;

le virus de l’hépatite B (VHB/HBV) ;

le virus de l’hépatite C (VHC/HCV) ;

le virus d’Epstein-Barr (EBV) ;

le virus associé au sarcome de Kaposi (KSHV/HHV-8) ;

HTLV-1 ;

ainsi que certaines infections parasitaires dans des régions particulières du monde.

Le VIH joue également un rôle indirect important : l’immunodépression qu’il provoque augmente le risque de cancers associés à d’autres virus oncogènes.

Mais quatre infections concentrent une grande partie de l’enjeu de prévention en Europe :

HPV, H. pylori, hépatite B et hépatite C.


🎀 HPV : beaucoup plus que le cancer du col de l’utérus

Le papillomavirus humain, ou HPV, est probablement l’infection cancérogène la plus connue.

Il existe de très nombreux types de HPV.

La plupart des infections sont éliminées naturellement par l’organisme.

Mais certaines infections persistantes par des HPV dits à haut risque peuvent provoquer des modifications cellulaires qui, après plusieurs années, peuvent évoluer vers un cancer.


Quels cancers peuvent être liés au HPV ?

Le HPV est responsable de pratiquement tous les cancers du col de l’utérus.

Mais son rôle ne s’arrête pas là.

Certains HPV peuvent également être impliqués dans des cancers :

de l’anus ;

de la vulve ;

du vagin ;

du pénis ;

et de certaines régions de la bouche et de la gorge, notamment l’oropharynx.

Le HPV concerne donc les femmes et les hommes.


💉 Et contre le HPV, nous disposons d’un outil particulièrement puissant : la vaccination

La vaccination permet de protéger contre plusieurs types de HPV responsables d’une grande partie des cancers associés au virus.

Elle est particulièrement efficace lorsqu’elle est réalisée avant l’exposition au virus, d’où la vaccination proposée dès l’adolescence.

Le CIRC rappelle qu’en 2020, près de 750 000 nouveaux cancers dans le monde étaient attribuables au HPV.

Vacciner aujourd’hui signifie donc prévenir des cancers qui pourraient apparaître plusieurs décennies plus tard.


🇧🇪 Et en Belgique ?

La vaccination contre le HPV fait partie des stratégies de prévention recommandées et organisées par les autorités sanitaires.

Elle concerne aujourd’hui les filles et les garçons.

C’est important car limiter le HPV au seul cancer du col de l’utérus donnerait une vision incomplète du problème.

La vaccination contribue également à prévenir d’autres cancers associés au virus.


🔎 Vaccinée contre le HPV = plus besoin de dépistage ?

Non.

C’est une distinction essentielle.

Vaccination et dépistage sont complémentaires.

Les vaccins offrent une protection très importante contre les principaux HPV oncogènes ciblés, mais ils ne permettent pas de considérer le risque comme totalement nul.

Les personnes concernées doivent donc continuer à suivre les recommandations de dépistage du cancer du col de l’utérus.


🧫 Helicobacter pylori : une bactérie dans l’estomac qui peut favoriser un cancer

Son nom est moins connu du grand public.

Pourtant, Helicobacter pylori, souvent abrégé H. pylori, est l’une des principales infections responsables de cancers dans le monde.

Cette bactérie colonise l’estomac.

L’infection est souvent acquise pendant l’enfance et peut persister pendant des décennies lorsqu’elle n’est pas traitée.

Beaucoup de personnes infectées ne ressentent aucun symptôme.

Chez certaines, cependant, l’infection chronique provoque une inflammation persistante de la muqueuse gastrique.

Avec le temps, cette inflammation peut entraîner une succession de transformations :

infection chronique
↓
gastrite
↓
atrophie de la muqueuse
↓
modifications précancéreuses chez certaines personnes
↓
cancer gastrique dans une minorité des cas.


🍽️ H. pylori est-il vraiment une cause importante du cancer de l’estomac ?

Oui.

Le CIRC considère H. pylori comme la principale cause infectieuse du cancer gastrique.

Les estimations européennes attribuent notamment à cette bactérie une très grande proportion des cancers gastriques situés hors de la région du cardia.

Elle peut également être impliquée dans certains lymphomes gastriques, notamment des lymphomes de type MALT.


💊 Peut-on traiter H. pylori ?

Oui.

Et c’est précisément ce qui rend cette infection particulièrement intéressante en prévention.

Lorsqu’elle est diagnostiquée, H. pylori peut généralement être traitée par une association de médicaments comprenant des antibiotiques et un traitement diminuant l’acidité gastrique.

En mars 2026, un groupe international réuni par le CIRC a publié des recommandations concernant des stratégies de dépistage et traitement de H. pylori dans une perspective de prévention du cancer gastrique.

Cela ne signifie toutefois pas qu’un dépistage systématique identique doit être organisé pour toute la population belge.

L’intérêt d’une stratégie dépend notamment :

de l’âge ;

du risque individuel ;

des antécédents familiaux ;

de la fréquence de l’infection ;

et de l’incidence du cancer gastrique dans la population.


🩸 Hépatite B : une infection chronique qui peut favoriser le cancer du foie

Le virus de l’hépatite B (HBV/VHB) infecte le foie.

Chez certaines personnes, l’infection devient chronique.

Au fil des années, elle peut entraîner :

une inflammation du foie ;

une fibrose ;

une cirrhose ;

et augmenter le risque de carcinome hépatocellulaire, le principal cancer primitif du foie.

Le risque n’est pas identique chez toutes les personnes infectées.

Mais l’association entre infection chronique par le VHB et cancer du foie est solidement établie.


💉 Le cancer du foie peut-il donc être prévenu par un vaccin ?

Une partie des cancers du foie liés à l’hépatite B, oui.

Un vaccin efficace existe contre le VHB.

Le CIRC estimait qu’environ 400 000 cancers diagnostiqués dans le monde en 2020 étaient attribuables à l’hépatite B.

C’est une particularité remarquable :

certains vaccins sont indirectement de véritables outils de prévention du cancer.

C’est le cas du vaccin contre le HPV.

Et c’est également le cas du vaccin contre l’hépatite B.


🧪 Et l’hépatite C ?

L’hépatite C constitue un cas différent.

Il n’existe actuellement pas de vaccin contre le virus de l’hépatite C.

En revanche, les traitements ont considérablement progressé.

Les antiviraux à action directe permettent aujourd’hui de guérir la grande majorité des infections chroniques traitées.

Éliminer le virus permet de réduire fortement le risque de complications hépatiques.

Chez une personne ayant déjà développé une cirrhose ou des lésions importantes du foie, cependant, le risque de cancer hépatique ne disparaît pas nécessairement complètement.

Un suivi médical peut donc rester nécessaire même après guérison virologique.


😮 Et le virus d’Epstein-Barr ?

Il est extrêmement répandu.

Le virus d’Epstein-Barr, ou EBV, infecte une très grande partie de la population au cours de la vie.

Il est notamment connu pour provoquer la mononucléose infectieuse.

Chez l’immense majorité des personnes, il ne provoquera jamais de cancer.

Mais il est associé à plusieurs cancers rares ou à certaines formes particulières de cancers, notamment :

certains lymphomes ;

le carcinome du nasopharynx ;

certains cancers gastriques.

La nouvelle analyse du CIRC intègre d’ailleurs de nouvelles connaissances concernant le rôle d’EBV dans certains cancers de l’estomac.

Encore une fois :

être infecté par EBV ne signifie absolument pas que l’on développera un cancer.


🦠 Le VIH provoque-t-il directement le cancer ?

La situation est plus complexe.

Le VIH affaiblit le système immunitaire lorsqu’il n’est pas contrôlé par un traitement.

Cette immunodépression peut permettre à certains virus oncogènes de jouer un rôle plus important.

Les personnes vivant avec le VIH présentent ainsi un risque accru de certains cancers associés notamment :

au KSHV, responsable du sarcome de Kaposi ;

au HPV ;

ou à l’EBV.

Les traitements antirétroviraux ont profondément modifié cette situation en restaurant et maintenant les défenses immunitaires.


🌍 Pourquoi les infections provoquent-elles davantage de cancers dans certaines régions du monde ?

Le fameux chiffre de 12 % est une moyenne mondiale.

Il cache d’importantes différences entre pays.

La fréquence des infections varie.

La couverture vaccinale varie.

L’accès au dépistage varie.

L’accès aux traitements antiviraux ou antibiotiques varie.

Et les possibilités de diagnostiquer précocement un cancer varient elles aussi.

C’est pourquoi la proportion de cancers attribuables aux infections est généralement plus importante dans certaines régions à revenus faibles ou intermédiaires.


🇪🇺 Et en Europe ?

La situation est très différente de la moyenne mondiale.

Une analyse publiée pour la cinquième édition du Code européen contre le cancer estime qu’environ 5 % des cancers diagnostiqués dans l’Union européenne en 2022 étaient attribuables aux quatre grandes infections étudiées :

🧫 H. pylori : environ 58 000 cancers

🦠 HPV : environ 55 000

🩸 hépatite C : environ 19 400

💉 hépatite B : environ 8 100

Soit environ 140 500 cancers au total.

Il ne faut donc pas appliquer directement le chiffre mondial d’« un cancer sur huit » à la Belgique.


📊 Pourquoi H. pylori arrive-t-il devant le HPV en Europe ?

Cela peut surprendre.

Dans l’Union européenne, les chercheurs estiment que H. pylori représentait environ 2,09 % de tous les cancers diagnostiqués en 2022, contre environ 1,99 % pour le HPV.

Mais leur importance varie selon l’âge et le sexe.

Chez les femmes de moins de 65 ans, le HPV représente notamment une part majeure des cancers liés aux infections.

À des âges plus avancés, le poids de H. pylori augmente fortement.


🧠 Peut-on vraiment « attraper un cancer » ?

C’est probablement l’une des idées les plus importantes à clarifier.

Non, le cancer lui-même n’est généralement pas contagieux.

Vous ne transmettez pas un cancer en embrassant quelqu’un, en partageant un repas, en utilisant les mêmes toilettes ou en vivant avec une personne atteinte d’un cancer.

Ce qui peut se transmettre, c’est l’agent infectieux.

Et chez une petite proportion des personnes infectées, après parfois des années ou des décennies, cet agent peut contribuer au développement d’un cancer.

La différence est fondamentale.


🛡️ Des cancers que l’on peut parfois prévenir avant même qu’ils commencent

C’est probablement le message le plus encourageant de cette étude.

Certaines infections cancérogènes peuvent être évitées.

D’autres peuvent être détectées.

D’autres encore peuvent être traitées.

Nous disposons donc de plusieurs niveaux de prévention.

💉 Vacciner

contre le HPV et l’hépatite B.

🔎 Dépister

notamment les lésions précancéreuses du col de l’utérus et, dans certaines populations, certaines infections.

💊 Traiter

H. pylori, l’hépatite C ou contrôler durablement certaines infections chroniques.

🩺 Surveiller

les personnes présentant un risque persistant malgré le traitement d’une infection.


💉 Un vaccin contre une infection peut donc être un vaccin contre le cancer ?

Indirectement, oui.

C’est même l’une des avancées les plus importantes de la prévention moderne.

Le vaccin contre le HPV n’est pas injecté pour attaquer une tumeur.

Il empêche l’infection par plusieurs HPV oncogènes avant qu’ils puissent provoquer les transformations cellulaires susceptibles de conduire au cancer.

Même logique pour l’hépatite B :

prévenir l’infection chronique permet d’éviter une partie des cancers du foie qui auraient pu en découler.

Le CIRC estime que plus de 1,1 million de cancers diagnostiqués en 2020 dans le monde étaient attribuables à des infections contre lesquelles nous disposons aujourd’hui de vaccins : HPV et hépatite B.


🌍 Prévenir les infections fait donc partie de la lutte contre le cancer

En février 2026, une autre grande analyse du CIRC et de l’OMS estimait que 37 % des nouveaux cancers dans le monde en 2022 étaient associés à des facteurs modifiables.

Les infections figuraient parmi les principales causes évitables, avec le tabac et l’alcool.

Chez les hommes, environ 9 % des nouveaux cancers mondiaux étaient associés à des infections.

Chez les femmes, environ 11 %.

Cela montre à quel point la prévention du cancer dépasse largement les seuls conseils concernant le tabac ou l’alimentation.


⚠️ Prévention ne veut pas dire culpabilisation

Dire qu’un cancer est potentiellement évitable à l’échelle d’une population ne signifie pas qu’une personne malade est responsable de son cancer.

On peut avoir été infecté dans l’enfance.

On peut ne jamais avoir su que l’on était porteur d’une infection.

Un vaccin peut ne pas avoir été disponible lorsqu’on était jeune.

Un programme de dépistage peut ne pas avoir existé.

Une infection peut survenir malgré des comportements prudents.

Et une même infection ne produit pas les mêmes conséquences chez tout le monde.

La prévention sert à réduire le risque collectif et individuel. Elle ne sert pas à désigner des responsables.


Ce qu’il faut retenir

🦠 Une nouvelle analyse du CIRC estime qu’environ 2,3 millions de cancers diagnostiqués dans le monde en 2024 étaient attribuables à des infections, soit environ 12 % de tous les nouveaux cancers.

⚠️ Cela ne signifie pas qu’une personne infectée a une chance sur huit de développer un cancer.

🎀 Le HPV peut provoquer des cancers du col de l’utérus, mais aussi certains cancers de l’anus, de la vulve, du vagin, du pénis et de la sphère ORL.

🧫 H. pylori constitue une cause majeure de cancer de l’estomac et peut être traité lorsqu’il est diagnostiqué.

🩸 Les hépatites B et C chroniques peuvent favoriser certains cancers du foie.

💉 Des vaccins permettent de prévenir les infections par le HPV et l’hépatite B et, par conséquent, une partie des cancers associés.

💊 L’hépatite C peut aujourd’hui être guérie chez la grande majorité des personnes traitées, tandis que H. pylori peut généralement être éradiqué par un traitement adapté.

🇪🇺 Dans l’Union européenne, la proportion est inférieure à la moyenne mondiale : environ 5 % des cancers de 2022 étaient attribuables aux quatre grandes infections HPV, H. pylori, hépatites B et C.

❤️ Être porteur d’une infection cancérogène ne signifie pas que l’on développera un cancer.

À retenir : certains cancers ont une origine infectieuse, ce qui ouvre une possibilité remarquable de prévention. Vacciner contre le HPV ou l’hépatite B, identifier et traiter certaines infections et maintenir les dépistages recommandés permet d’intervenir parfois des années avant qu’un cancer n’apparaisse.

Pour aller plus loin

🎀 Cancer du col de l’utérus : pourquoi certains diagnostics restent-ils tardifs ?

🩺 Le dépistage des cancers en Belgique expliqué simplement

📖 Cancer : les mots essentiels pour comprendre l’oncologie

Sources scientifiques et références

🌍 Nouvelle estimation mondiale — CIRC/OMS, septembre 2026

La nouvelle analyse estime à 2,3 millions le nombre de cancers diagnostiqués en 2024 attribuables à des infections, soit environ 12 % des nouveaux cancers mondiaux.

Consulter l’analyse du CIRC/OMS

📚 Étude scientifique — The Lancet Oncology

Rumgay H, Georges D, Huang Y, Hirabayashi M, Shah R, de Martel C, et al. Global burden of cancer attributable to infections in 2024: a worldwide incidence analysis. The Lancet Oncology, publication en ligne, septembre 2026.

Consulter l’étude via son DOI

🇪🇺 Code européen contre le cancer — infections et prévention

L’analyse européenne estime qu’environ 140 500 cancers dans l’Union européenne en 2022 étaient attribuables à HPV, H. pylori, HBV et HCV, soit environ 5,1 % de l’ensemble des cancers.

Consulter l’étude du Code européen contre le cancer

🧫 H. pylori et prévention du cancer gastrique

En 2026, un groupe de travail du CIRC a publié des recommandations concernant les stratégies de dépistage et de traitement de Helicobacter pylori pour prévenir le cancer gastrique.

Consulter le rapport du CIRC

Consulter la publication dans le New England Journal of Medicine

💉 Vaccination et prévention du cancer

Le CIRC estime que plus de 1,1 million de cancers diagnostiqués en 2020 étaient attribuables aux deux grandes infections cancérogènes évitables par vaccination, HPV et hépatite B.

Consulter les données du CIRC sur vaccination et cancer

🌍 Facteurs évitables et cancer

Une analyse CIRC/OMS publiée en 2026 estime que 37 % des nouveaux cancers mondiaux de 2022 étaient associés à des facteurs modifiables, dont les infections.

Consulter l’analyse du CIRC

Consulter l’étude scientifique dans Nature Medicine

📖 Glossaire

HPV : papillomavirus humain. Famille de virus dont certains types à haut risque peuvent provoquer plusieurs cancers.

HBV/VHB : virus de l’hépatite B.

HCV/VHC : virus de l’hépatite C.

H. pylori : Helicobacter pylori, bactérie pouvant infecter durablement l’estomac.

EBV : virus d’Epstein-Barr, virus extrêmement répandu associé dans certaines circonstances à plusieurs cancers.

Infection chronique : infection persistant durablement dans l’organisme.

Oncogène : capable de favoriser le développement d’un cancer.

Cancer attribuable : cancer qui, selon les données épidémiologiques disponibles, n’aurait probablement pas eu lieu en l’absence du facteur étudié à l’échelle de la population.

🔬 Niveau de preuve scientifique

★★★★★ Le rôle causal des HPV à haut risque dans le cancer du col de l’utérus et plusieurs autres cancers est solidement établi.

★★★★★ Le lien causal entre H. pylori et le cancer gastrique est solidement établi.

★★★★★ Les infections chroniques par les virus des hépatites B et C sont des causes reconnues de cancer du foie.

★★★★★ La vaccination contre le HPV et l’hépatite B constitue une stratégie validée de prévention de cancers associés à ces infections.

★★★★★ Le traitement de H. pylori réduit le risque de cancer gastrique dans les populations et situations appropriées, ce qui soutient les stratégies de dépistage-traitement évaluées par le CIRC.

★★★★☆ Les estimations du nombre de cancers attribuables aux infections reposent sur des modèles épidémiologiques combinant incidence des cancers, fréquence des infections et estimations du risque. Elles décrivent un fardeau à l’échelle des populations et ne permettent pas de prédire le risque d’un individu.

Dernière mise à jour scientifique : septembre 2026.

Cet article fournit une information générale et ne remplace pas un avis médical. La nécessité d’un dépistage d’une infection, d’un traitement, d’une vaccination ou d’une surveillance dépend notamment de l’âge, des antécédents et de la situation médicale individuelle.

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