Le café est-il bon ou mauvais contre le cancer ? Ce que disent vraiment les études

Le café est-il bon ou mauvais contre le cancer ? Ce que disent vraiment les études

Chaque jour, des millions de personnes commencent leur journée avec une tasse de café. En Belgique, il fait partie des boissons les plus consommées.

Pourtant, son impact sur la santé continue de susciter de nombreuses questions. Le café protège-t-il contre certains cancers ? Peut-il au contraire augmenter les risques ? Et faut-il arrêter d’en boire pendant un traitement contre le cancer ?

Les connaissances scientifiques ont beaucoup évolué ces dernières années. Voici ce qu’il faut retenir.

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Le café est-il cancérigène ?

La réponse est non, selon les connaissances scientifiques actuelles.

En 2016, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC/IARC) a réévalué les données disponibles et a conclu qu’il n’existait pas de preuve suffisante pour considérer le café comme cancérigène chez l’être humain.

En revanche, les chercheurs attirent l’attention sur un autre point : ce sont surtout les boissons consommées très chaudes (au-delà d’environ 65 °C) qui pourraient augmenter le risque de cancer de l’œsophage, quelle que soit la boisson.

Autrement dit, ce n’est pas le café lui-même qui est en cause, mais sa température lorsqu’il est consommé brûlant.


Le café pourrait-il protéger contre certains cancers ?

Plusieurs grandes études épidémiologiques suggèrent qu’une consommation modérée de café pourrait être associée à un risque plus faible de certains cancers.

Les résultats les plus convaincants concernent notamment :

  • le cancer du foie ;
  • le cancer de l’endomètre.

Pour d’autres cancers, comme ceux du côlon, du sein ou de la prostate, les résultats sont plus variables et ne permettent pas de conclure à un effet protecteur certain.

Les chercheurs rappellent qu’une association observée dans une étude ne prouve pas nécessairement un lien de cause à effet.


Pourquoi le café intéresse-t-il autant les chercheurs ?

Le café est une boisson particulièrement riche en composés naturels.

Il contient notamment :

  • des polyphénols ;
  • des antioxydants ;
  • des diterpènes ;
  • de la caféine ;
  • plusieurs centaines d’autres molécules bioactives.

Ces substances sont étudiées pour leurs effets potentiels sur :

  • le stress oxydatif ;
  • l’inflammation chronique ;
  • certaines voies impliquées dans le développement des cancers.

À ce jour, ces mécanismes restent activement étudiés et ne justifient pas de considérer le café comme un moyen de prévention du cancer.


Peut-on continuer à boire du café pendant un traitement ?

Dans la majorité des cas, oui.

Il n’existe pas de recommandation générale demandant aux patients atteints d’un cancer d’arrêter le café.

Cependant, certaines situations peuvent conduire l’équipe soignante à conseiller d’en réduire temporairement la consommation, par exemple en cas de :

  • nausées ;
  • reflux gastro-œsophagien ;
  • diarrhées ;
  • troubles du sommeil ;
  • nervosité importante ;
  • interactions possibles avec certains traitements.

Chaque situation est différente. En cas de doute, il est préférable d’en discuter avec son oncologue ou son diététicien.


Quelle quantité est considérée comme raisonnable ?

Pour la plupart des adultes en bonne santé, les autorités sanitaires estiment qu’une consommation modérée de café peut s’intégrer dans une alimentation équilibrée.

Cela correspond généralement à 3 à 4 tasses par jour, sans dépasser environ 400 mg de caféine quotidienne.

Certaines personnes, notamment les femmes enceintes ou les personnes souffrant de certaines maladies cardiovasculaires, doivent toutefois respecter des recommandations spécifiques.


Le café suffit-il à prévenir un cancer ?

Non.

Même si certaines études sont encourageantes, aucun aliment ou aucune boisson ne permet à lui seul de prévenir le cancer.

Les facteurs qui ont aujourd’hui le plus d’impact sur le risque de développer un cancer restent :

  • l’arrêt du tabac ;
  • une consommation limitée d’alcool ;
  • une alimentation variée et équilibrée ;
  • une activité physique régulière ;
  • le maintien d’un poids de santé ;
  • la participation aux programmes de dépistage recommandés.

Le café peut faire partie d’un mode de vie sain, mais il ne remplace pas ces mesures essentielles.


À retenir

Les données scientifiques actuelles sont rassurantes : le café n’est pas considéré comme cancérigène lorsqu’il est consommé à une température raisonnable.

Certaines études suggèrent même un effet protecteur contre certains cancers, notamment ceux du foie et de l’endomètre, mais ces résultats ne permettent pas d’affirmer que boire du café prévient le cancer.

Comme souvent en nutrition, l’équilibre global du mode de vie reste beaucoup plus important qu’un aliment ou une boisson pris isolément.


Pour aller plus loin

Le café n’est qu’un des nombreux éléments étudiés en matière de prévention du cancer. Découvrez également nos autres articles :

Sources

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