Cancer : quels soins doivent être réalisés dans un centre spécialisé ? Les 5 critères de l’INAMI expliqués simplement

Cancer : quels soins doivent être réalisés dans un centre spécialisé ? Les 5 critères de l’INAMI expliqués simplement

Faut-il forcément être traité dans un grand centre universitaire lorsqu’on a un cancer ? Non. Mais certains diagnostics, opérations ou traitements sont tellement rares ou complexes qu’ils peuvent gagner à être confiés à une équipe qui les réalise régulièrement. En Belgique, l’INAMI propose désormais cinq critères pour décider quels soins oncologiques devraient être concentrés dans des centres spécialisés, tout en conservant autant que possible les autres soins près du domicile du patient.

Lorsqu’un cancer est diagnostiqué, une question revient souvent :

« Est-ce que je suis soigné au bon endroit ? »

Ou encore :

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« Est-ce que je devrais aller dans un grand hôpital spécialisé ? »

La réponse n’est pas simplement :

grand hôpital = meilleurs soins.

Et elle n’est pas non plus :

tous les hôpitaux peuvent réaliser absolument tous les traitements.

En cancérologie, certaines étapes peuvent être relativement courantes et parfaitement organisées dans de nombreux hôpitaux.

D’autres nécessitent :

une expérience très particulière ;

plusieurs spécialistes disponibles simultanément ;

une chirurgie techniquement difficile ;

des équipements très spécifiques ;

ou une expertise tellement rare qu’il devient plus sûr de regrouper les patients dans quelques centres.

C’est cette distinction que l’INAMI souhaite désormais mieux organiser à l’échelle belge.

🇧🇪 Que propose exactement l’INAMI ?

Le 21 septembre 2026, l’INAMI a présenté une proposition de cadre national concernant la concentration des soins oncologiques complexes et rares.

L’idée n’est pas de dire :

« Tous les patients atteints de tel cancer doivent désormais aller dans un seul grand hôpital. »

L’approche est plus précise.

L’INAMI souhaite regarder chaque étape du parcours de soins et se demander :

cette étape nécessite-t-elle réellement une expertise tellement particulière qu’elle devrait être réalisée dans un centre spécialisé ?

Si oui, cette partie pourrait être centralisée.

Si non, elle devrait autant que possible rester accessible près du domicile du patient.

Autrement dit :

on ne centralise pas forcément tout le cancer, mais uniquement ce qui doit l’être.

C’est une nuance fondamentale.

🧩 Pourquoi concentrer certains soins ?

Parce que pour certaines interventions particulièrement complexes, l’expérience de l’équipe compte.

Cela signifie notamment :

avoir vu davantage de cas ;

réaliser régulièrement le même type d’opération ;

savoir reconnaître rapidement les complications ;

disposer de plusieurs spécialistes expérimentés ;

et avoir une organisation capable de gérer une urgence 24 heures sur 24.

L’expérience belge avec la chirurgie complexe du pancréas et de l’œsophage illustre bien cette logique.

Depuis 2019, ces interventions ont été concentrées dans des centres spécialisés conventionnés.

Pour le pancréas, la mortalité moyenne dans les 90 jours suivant ces opérations est passée de 7,3 % avant la centralisation à environ 3,2 % lors de la sixième année de convention. Pour l’œsophage, elle est passée de 9,6 % à environ 3,1 %.

Ces résultats ne signifient pas que la centralisation explique à elle seule toute l’amélioration.

Les techniques, les traitements et la sélection des patients évoluent aussi.

Mais ils renforcent l’idée qu’un environnement très expérimenté peut être particulièrement important pour certaines procédures complexes.

🖐️ Les cinq critères proposés par l’INAMI

Le futur cadre repose sur cinq grandes questions.

1. 🧠 L’expertise et l’expérience

Premier critère :

l’équipe doit-elle posséder une expérience très particulière pour réaliser ce soin correctement ?

Prenons un exemple simple.

Un chirurgien qui effectue régulièrement une opération complexe n’a pas seulement appris la technique dans un manuel.

Avec l’expérience, toute l’équipe développe une expertise concernant :

la préparation ;

l’opération ;

l’anesthésie ;

les complications possibles ;

les soins postopératoires ;

et les situations inhabituelles.

C’est ce que l’on appelle parfois l’effet volume :

pour certaines interventions complexes, les résultats sont meilleurs lorsque l’équipe traite régulièrement suffisamment de patients.

C’est précisément la logique retenue pour les cancers de la tête et du cou.

Pour pouvoir devenir centre de référence dans la nouvelle convention, un centre doit notamment avoir pris en charge la partie centrale du traitement d’au moins 30 nouveaux patients par an pendant cinq ans, avec également des seuils pour la chirurgie et la radiothérapie.

En langage simple

Plus un soin est rare et difficile, plus il peut être important qu’il soit réalisé par une équipe qui le pratique souvent.

2. 🧬 La rareté ou la complexité du diagnostic

Deuxième critère :

le diagnostic est-il suffisamment rare ou difficile pour nécessiter un avis expert ?

Tous les cancers ne sont pas faciles à identifier.

Certaines tumeurs sont extrêmement rares.

D’autres peuvent ressembler au microscope à plusieurs maladies différentes.

Et cette distinction peut complètement changer le traitement.

Dans certaines situations, les lames de biopsie ou les examens d’imagerie peuvent donc être relus par un spécialiste possédant une expertise très particulière.

On peut imaginer le principe ainsi :

le patient ne doit pas nécessairement déménager vers un grand centre simplement pour que son prélèvement y soit analysé.

C’est l’expertise qui peut circuler.

Le dossier, les images ou les tissus peuvent être transmis pour obtenir un avis spécialisé.

C’est l’une des manières d’éviter de centraliser inutilement toute la prise en charge.

3. 👩‍⚕️ La complexité multidisciplinaire du traitement

Un cancer peut nécessiter :

un chirurgien ;

un oncologue médical ;

un radiothérapeute ;

un radiologue ;

un anatomopathologiste ;

un spécialiste d’organe ;

un médecin nucléaire ;

un généticien ;

un nutritionniste ;

un logopède ;

ou d’autres professionnels.

Dans certaines situations, la difficulté n’est donc pas uniquement le traitement lui-même.

C’est de choisir la bonne combinaison de traitements, dans le bon ordre.

Par exemple :

faut-il commencer par une opération ?

Faire d’abord une chimiothérapie ?

Combiner radiothérapie et médicaments ?

Le patient est-il réellement opérable ?

Une stratégie moins invasive serait-elle préférable ?

Ce type de décision peut justifier une concertation oncologique multidisciplinaire spécialisée.

En Belgique, la consultation oncologique multidisciplinaire — la COM — permet déjà à plusieurs médecins de disciplines différentes de discuter ensemble d’un diagnostic et d’un plan thérapeutique.

Mais pour certains cancers particulièrement rares ou complexes, l’INAMI envisage qu’une concertation encore plus spécialisée soit organisée dans un centre de référence.

4. 🤖 Des technologies ou infrastructures particulièrement complexes

Quatrième critère :

le soin nécessite-t-il un équipement ou une infrastructure que tous les hôpitaux ne peuvent raisonnablement posséder ?

Certains traitements nécessitent :

une radiologie interventionnelle très spécialisée ;

des techniques chirurgicales complexes ;

une radiothérapie très particulière ;

des soins intensifs expérimentés ;

une anesthésie spécialisée ;

ou du matériel très coûteux et rarement utilisé.

Dans ces situations, dupliquer exactement la même infrastructure dans des dizaines d’hôpitaux n’est pas nécessairement la meilleure solution.

Il peut être préférable de concentrer la technologie et l’expérience dans quelques centres.

C’est déjà le cas pour certaines techniques.

Par exemple, l’INAMI rembourse l’ablation percutanée sous CT-scan de certaines tumeurs rénales, hépatiques, pulmonaires et osseuses dans des centres spécialisés capables d’assurer une prise en charge multidisciplinaire avec radiologie interventionnelle, chirurgie, anesthésie et soins intensifs.

Ce n’est donc pas seulement « avoir la machine ».

Il faut aussi avoir l’équipe capable de l’utiliser correctement et de gérer les éventuelles complications.

5. 🔬 L’accès à l’innovation

Dernier critère :

le patient pourrait-il bénéficier d’une expertise ou d’une innovation principalement disponible dans certains centres ?

Cela peut concerner :

des essais cliniques ;

des techniques nouvelles ;

des analyses moléculaires particulièrement poussées ;

des traitements très rares ;

ou une expertise scientifique difficilement disponible partout.

Ce critère ne signifie pas que tout nouveau traitement doit automatiquement être réalisé dans un hôpital universitaire.

L’idée est plutôt :

lorsque l’accès à une innovation nécessite une expertise particulière, le patient doit pouvoir être orienté facilement vers le centre qui la possède.

Puis, lorsque cela est possible, certaines étapes du suivi pourraient à nouveau avoir lieu plus près de chez lui.

🧭 Les cinq critères en une phrase

On peut donc résumer ainsi :

un soin pourrait être centralisé lorsqu’il est rare, très complexe, nécessite une forte expérience, dépend d’une technologie spécialisée ou donne accès à une expertise innovante difficilement disponible partout.

Mais il reste une condition essentielle :

la centralisation doit réellement améliorer quelque chose pour le patient.

Selon le cadre présenté, elle doit apporter une plus-value démontrable concernant notamment :

la survie ;

la qualité de vie ;

la sécurité ;

ou la qualité du parcours de soins.

Sinon, la préférence devrait rester :

des soins proches du domicile.

🏥 Cela signifie-t-il qu’un patient devra changer complètement d’hôpital ?

Pas nécessairement.

C’est probablement le point le plus important pour les patients.

Le futur modèle n’est pas pensé comme :

« Vous avez un cancer complexe, donc désormais tout doit se passer à 100 kilomètres de chez vous. »

L’INAMI évoque au contraire une organisation en soins partagés.

Par exemple :

Hôpital proche du domicile

Prise de sang.

Certaines chimiothérapies.

Soins de support.

Suivi quotidien.

Gestion de certains effets secondaires.

Centre spécialisé

Avis diagnostique expert.

Discussion multidisciplinaire complexe.

Chirurgie très spécialisée.

Technique de radiothérapie particulière.

Accès à certaines innovations.

Puis le patient peut éventuellement poursuivre une partie de son traitement ou de son suivi dans son hôpital habituel.

🔄 Le patient peut donc avoir plusieurs équipes

Cela peut sembler compliqué.

Mais cela existe déjà.

Un patient peut parfaitement :

être diagnostiqué dans un hôpital régional ;

voir son dossier discuté dans un centre expert ;

être opéré dans ce centre ;

puis revenir dans son hôpital initial pour une partie de son suivi.

Le défi est alors évident :

les équipes doivent communiquer.

Une bonne centralisation ne consiste donc pas uniquement à créer des « super-centres ».

Elle nécessite aussi :

des dossiers accessibles ;

des comptes rendus rapides ;

une coordination claire ;

un médecin référent ;

et une continuité réelle entre les équipes.

🗣️ Qui décide qu’un patient doit être envoyé vers un centre spécialisé ?

Dans les systèmes déjà existants, l’orientation peut notamment venir :

du médecin spécialiste ;

du médecin généraliste ;

de l’hôpital où le diagnostic a été réalisé ;

ou de la concertation multidisciplinaire.

Pour les chirurgies complexes du pancréas ou de l’œsophage, par exemple, les patients pour lesquels une opération est envisagée doivent être orientés vers le centre spécialisé prévu par la convention.

Le patient ne devrait donc pas être obligé de savoir lui-même quel centre choisir parmi tous les hôpitaux belges.

L’organisation du système doit précisément servir à guider cette orientation.

🧑‍⚕️ Mon oncologue local est-il moins compétent si je dois aller ailleurs ?

Absolument pas.

C’est une confusion qu’il faut éviter.

Un spécialiste peut être excellent et reconnaître simplement que, pour une intervention très particulière, une équipe réalisant cette procédure toutes les semaines possède une expérience supplémentaire.

C’est d’ailleurs une caractéristique d’une médecine de qualité :

savoir quand demander un avis expert.

On ne demande pas à chaque hôpital belge d’être le meilleur centre pour toutes les maladies rares et toutes les techniques existantes.

Ce serait irréaliste.

L’objectif est plutôt que chaque patient puisse bénéficier :

du bon niveau d’expertise, au bon moment.

🎗️ Quels cancers sont déjà concernés en Belgique ?

La concentration de certains soins oncologiques existe déjà.

Pancréas

Depuis 2019, la chirurgie complexe du pancréas est concentrée dans des centres spécialisés conventionnés.

Depuis le 1er janvier 2020, l’assurance rembourse ces opérations lorsqu’elles sont réalisées dans les centres concernés.

Œsophage

Même principe pour la chirurgie complexe de l’œsophage.

Cancers de la tête et du cou

En juillet 2026, l’INAMI a approuvé une nouvelle convention visant à concentrer les traitements complexes des cancers de la tête et du cou.

Les centres de référence sont notamment responsables :

de la concertation multidisciplinaire spécialisée ;

du plan thérapeutique ;

de la chirurgie complexe ;

et de la radiothérapie, qui peut aussi être effectuée dans certains centres partenaires spécialisés.

Dans ce domaine, le Registre du Cancer avait montré que les patients étaient auparavant traités dans 99 hôpitaux, dont la moitié traitaient huit patients ou moins par an, et qu’une activité plus importante était associée à une meilleure survie à cinq ans.

❓ Quels seront les prochains cancers concernés ?

On ne le sait pas encore.

Et c’est une précision importante.

Le cadre présenté en septembre 2026 ne crée pas automatiquement de nouveaux centres spécialisés.

Il ne dit pas non plus :

« À partir de demain, tel cancer sera traité uniquement dans tels hôpitaux. »

Les traitements concernés à l’avenir et les centres qui pourraient les réaliser devront encore être déterminés progressivement.

Le nouveau cadre sert surtout à établir :

les règles communes qui permettront de prendre ces décisions.

📊 Est-ce forcément mieux d’être traité dans un grand centre ?

Non.

La taille de l’hôpital n’est pas, à elle seule, un indicateur suffisant.

Ce qui compte est notamment :

l’expérience réelle de l’équipe pour le soin concerné ;

le nombre de patients traités ;

la spécialisation ;

les résultats ;

la qualité de l’organisation ;

et la capacité à travailler en réseau.

Un grand hôpital ne doit donc pas automatiquement devenir le lieu de toutes les consultations simplement parce qu’il est grand.

Et une structure plus petite peut parfaitement offrir d’excellents soins pour des traitements courants.

🚗 Et les déplacements des patients ?

C’est l’un des principaux risques de la centralisation.

Une expertise plus concentrée peut signifier :

plus de kilomètres ;

plus de frais ;

davantage de fatigue ;

des journées plus longues ;

des difficultés pour les proches ;

et parfois un accès plus difficile pour les personnes vulnérables.

C’est pourquoi l’idée de soins partagés est essentielle.

Le patient devrait se déplacer uniquement lorsque la valeur ajoutée du centre spécialisé le justifie.

Les soins qui peuvent être assurés localement sans perte de qualité devraient rester proches de chez lui.

🤝 Centre expert et hôpital local ne devraient donc pas être concurrents

Ils devraient fonctionner comme un réseau.

Le centre expert apporte :

l’expertise rare ;

la technologie ;

la chirurgie complexe ;

certains avis spécialisés.

L’hôpital local conserve :

la proximité ;

la continuité ;

une partie importante du traitement ;

les soins de support ;

et le lien quotidien avec le patient.

L’un ne devrait pas remplacer l’autre.

Ils devraient se compléter.

📝 Cinq questions qu’un patient peut poser

Si vous venez de recevoir un diagnostic complexe, ces questions peuvent être utiles :

1. « Mon dossier doit-il être discuté dans un centre spécialisé ? »

2. « Cette intervention est-elle fréquemment réalisée dans cet hôpital ? »

3. « Existe-t-il en Belgique un centre de référence pour ce traitement ? »

4. « Puis-je recevoir une partie de mes soins près de chez moi ? »

5. « Qui coordonnera mon suivi entre les différents hôpitaux ? »

Ce ne sont pas des questions qui remettent en cause le médecin.

Ce sont des questions normales concernant l’organisation de ses soins.

❤️ Centraliser le geste, pas forcément la vie du patient

C’est probablement la meilleure façon de résumer l’enjeu.

Lorsqu’une opération ou un traitement très complexe est mieux réalisé dans un centre spécialisé :

il est logique d’y concentrer l’expertise.

Mais cela ne signifie pas que toute la vie médicale du patient doit ensuite se dérouler dans ce centre.

La prise de sang du lundi matin.

Le suivi d’un effet secondaire simple.

La kinésithérapie.

Le soutien psychologique.

Une consultation de proximité.

Certains traitements répétitifs.

Le suivi avec le médecin généraliste.

Beaucoup de ces soins peuvent continuer à être organisés près du domicile lorsque la situation le permet.

Ce qu’il faut retenir

🏥 L’INAMI a présenté en septembre 2026 un cadre national pour déterminer quels soins oncologiques complexes devraient être concentrés dans des centres spécialisés. Il s’agit actuellement d’un cadre pour les décisions futures et non d’une nouvelle liste de cancers obligatoirement centralisés.

🖐️ Cinq critères sont proposés : expertise et expérience, rareté ou difficulté du diagnostic, complexité multidisciplinaire, technologies et infrastructures complexes, et accès à l’innovation.

🎯 L’objectif n’est pas de centraliser tous les soins contre un cancer, mais les étapes pour lesquelles cette concentration apporte un bénéfice démontrable.

🏠 Les autres soins devraient autant que possible rester proches du domicile du patient, grâce à une organisation en réseau et à des soins partagés.

🔪 La Belgique concentre déjà certaines chirurgies complexes, notamment pour le pancréas et l’œsophage, avec une diminution importante de la mortalité postopératoire observée depuis la mise en place des conventions.

🗣️ Les cancers de la tête et du cou disposent désormais également d’une convention spécifique, avec critères de volume, expertise multidisciplinaire et collaboration entre centres.

À retenir : la question n’est pas de savoir si tous les cancers doivent être traités dans de grands centres. Elle est de déterminer quelles étapes nécessitent réellement une expertise rare. Le modèle envisagé en Belgique consiste donc à concentrer ce qui doit l’être et à maintenir le reste des soins aussi près que possible du patient.

Pour aller plus loin

👩‍⚕️ Trouver un professionnel sensibilisé à l’oncologie

📖 Cancer : comprendre les mots essentiels de l’oncologie

🤝 Pourquoi l’entourage et le réseau sont importants pendant un cancer

Sources et références

🇧🇪 INAMI — cancers de la tête et du cou

L’INAMI a approuvé en juillet 2026 une convention organisant les soins complexes des cancers de la tête et du cou dans des centres de référence et centres spécialisés en radiothérapie.

🇧🇪 INAMI — chirurgie complexe du pancréas

La chirurgie complexe du pancréas est concentrée dans des centres spécialisés. Les évaluations montrent une diminution de la mortalité postopératoire depuis la centralisation.

🇧🇪 INAMI — chirurgie complexe de l’œsophage

Même principe pour les interventions complexes de l’œsophage.

🇧🇪 INAMI — radiologie interventionnelle oncologique

Certaines ablations de tumeurs sous guidage CT sont également remboursées dans des centres spécialisés disposant des équipes et infrastructures nécessaires.

📰 Le Spécialiste — proposition de cadre national

L’article du 24 septembre 2026 rapporte la proposition présentée par l’INAMI le 21 septembre et détaille les cinq critères envisagés ainsi que le principe de soins partagés.

📖 Glossaire

Centre de référence : centre possédant une expertise particulière pour certains diagnostics ou traitements complexes et répondant à des critères précis.

Centralisation des soins : organisation consistant à regrouper certaines activités médicales dans un nombre limité de centres.

Volume d’activité : nombre de patients ou d’interventions pris en charge par une équipe pendant une période donnée.

COM : consultation oncologique multidisciplinaire durant laquelle plusieurs médecins de spécialités différentes discutent du diagnostic et du traitement d’un patient.

Soins partagés : organisation dans laquelle un centre spécialisé et un hôpital ou des professionnels locaux collaborent pour la prise en charge du même patient.

Centre spécialisé en radiothérapie : structure répondant à des critères spécifiques et pouvant travailler en partenariat avec un centre de référence.

🔬 Niveau de preuve et état du projet

★★★★★ Pour certaines chirurgies oncologiques complexes, la concentration de l’expertise est associée en Belgique à une diminution de la mortalité postopératoire.

★★★★★ La Belgique dispose déjà de conventions centralisant certains soins complexes du pancréas, de l’œsophage et désormais de cancers de la tête et du cou.

★★★★☆ Un volume d’activité suffisant, une équipe multidisciplinaire et une infrastructure adaptée sont des éléments importants pour plusieurs soins oncologiques complexes. Les seuils pertinents diffèrent selon le cancer et le traitement.

⚠️ Le cadre des cinq critères présenté en septembre 2026 est une proposition destinée à guider les prochaines décisions. Il ne constitue pas, à ce stade, une nouvelle liste nationale de traitements obligatoirement centralisés et ne désigne pas encore de nouveaux centres.

Dernière mise à jour : septembre 2026.

Cet article explique l’organisation des soins oncologiques en Belgique et ne permet pas de déterminer à lui seul dans quel hôpital une personne doit être traitée. En cas de cancer rare ou de traitement complexe, demandez à votre équipe si un avis ou une prise en charge dans un centre de référence est recommandé.

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