Cancer : à Hong Kong, la recherche chinoise montre ses ambitions et ses nouvelles pistes thérapeutiques

Cancer : à Hong Kong, la recherche chinoise montre ses ambitions et ses nouvelles pistes thérapeutiques

Médecine de précision, nouveaux médicaments, essais cliniques, intelligence artificielle, génomique et protonthérapie : le World Cancer Congress 2026, organisé du 24 au 26 septembre à Hong Kong, a illustré la place croissante de la Chine et de l’Asie dans la recherche contre le cancer. Mais derrière les annonces spectaculaires, quelles innovations peuvent réellement changer la vie des patients ?

Pendant trois jours, Hong Kong est devenue l’un des centres mondiaux de la cancérologie.

Plus de 2 000 chercheurs, médecins, représentants d’associations, responsables de santé et personnes concernées par le cancer, venus de plus de 120 pays, se sont retrouvés au World Cancer Congress 2026.

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Organisé par l’Union for International Cancer Control (UICC) avec la Hong Kong Anti-Cancer Society, le congrès ne portait pas uniquement sur les médicaments.

Prévention, dépistage, intelligence artificielle, traitements, soins de support, accès aux médicaments, génomique, survivorship et organisation des systèmes de santé figuraient également au programme.

Mais cette édition avait une particularité.

Pour la première fois, le World Cancer Congress était organisé à Hong Kong.

Et cette localisation a offert une vitrine particulièrement importante à la recherche chinoise et asiatique.


🇨🇳 Pourquoi la Chine prend-elle autant de place dans la recherche contre le cancer ?

La réponse tient d’abord à l’ampleur du défi.

La Chine représente une part considérable du nombre mondial de cancers et dispose désormais d’un écosystème de recherche extrêmement développé : grands centres hospitaliers, universités, industrie biotechnologique, séquençage génomique et multiplication des essais cliniques.

Cette combinaison permet de tester rapidement de nouvelles stratégies thérapeutiques sur de grandes populations de patients.

Des médias présents au congrès ont notamment souligné la progression très rapide du nombre de molécules développées et d’essais cliniques conduits en Chine.

Mais attention à une nuance essentielle.

Plus d’essais cliniques ne signifie pas automatiquement de meilleurs traitements.

Un médicament expérimental doit encore démontrer :

son efficacité ;

sa sécurité ;

son bénéfice par rapport aux traitements existants ;

la durée de ce bénéfice ;

et son intérêt réel pour les patients.

C’est seulement après plusieurs étapes de recherche et d’évaluation réglementaire qu’une innovation peut éventuellement devenir un nouveau standard thérapeutique.


🧬 Première révolution : traiter la tumeur selon sa biologie

L’une des tendances fortes du congrès est la médecine de précision.

Pendant longtemps, les cancers étaient essentiellement classés selon l’organe où ils apparaissaient :

cancer du poumon ;

cancer du sein ;

cancer colorectal ;

cancer du pancréas…

Cette classification reste évidemment fondamentale.

Mais elle ne suffit plus toujours.

Deux cancers apparus dans le même organe peuvent présenter des anomalies moléculaires très différentes.

Et ces différences peuvent parfois déterminer quel traitement sera efficace.


🎯 Chercher la « faiblesse » moléculaire de la tumeur

Aujourd’hui, les médecins peuvent rechercher dans certaines tumeurs des anomalies telles que :

EGFR

ALK

ROS1

BRAF

KRAS

HER2

BRCA

ou d’autres biomarqueurs.

Lorsqu’une anomalie exploitable est identifiée, un traitement ciblé peut parfois agir spécifiquement sur le mécanisme dont dépend la cellule cancéreuse.

Cette logique était très présente dans les discussions du congrès.

L’UICC souligne d’ailleurs que l’on s’oriente progressivement, pour certaines situations, vers des traitements déterminés par les caractéristiques moléculaires de la tumeur et pas uniquement par son organe d’origine.


🧬 Hong Kong veut accélérer la médecine génomique

Cette transformation ne concerne pas uniquement les médicaments.

Elle nécessite également de pouvoir analyser beaucoup plus précisément les tumeurs et parfois le patrimoine génétique des patients.

Le gouvernement de Hong Kong a annoncé vouloir augmenter ses capacités de tests génétiques et moléculaires afin de soutenir davantage de traitements personnalisés.

Le Hong Kong Genome Project utilise notamment le séquençage du génome entier dans l’objectif d’améliorer le diagnostic de certaines maladies génétiques et de certains cancers héréditaires.

L’idée est simple :

mieux comprendre la biologie d’un cancer pour choisir plus précisément comment l’attaquer.

Mais cette évolution soulève également une question majeure :

tous les patients auront-ils accès à ces analyses et aux traitements qui en découlent ?


🌍 Une nouvelle Commission internationale sur la génomique du cancer

Ce problème d’accès est suffisamment important pour avoir fait l’objet d’une nouvelle initiative internationale annoncée pendant le congrès.

Le 25 septembre 2026, l’Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC/IARC) et ses partenaires ont annoncé le lancement d’une Lancet Oncology Commission on Cancer Genomics and Precision Oncology.

Son objectif est notamment d’étudier comment transformer les progrès de la génomique en bénéfices réellement accessibles aux patients.

Car les possibilités actuelles sont très inégalement réparties.

Dans certains systèmes de santé, les analyses moléculaires sophistiquées et les traitements ciblés sont accessibles.

Dans d’autres, ils restent extrêmement difficiles à obtenir.


💊 De plus en plus de nouveaux médicaments développés en Chine

La Chine est également devenue un acteur majeur du développement pharmaceutique en oncologie.

Immunothérapies, anticorps bispécifiques, anticorps conjugués à des médicaments, thérapies ciblées et thérapies cellulaires font partie des domaines où les entreprises et centres de recherche chinois sont particulièrement actifs.

Mais lorsqu’on lit :

« nouveau médicament anticancéreux »

il faut immédiatement se demander :

À quel stade de développement ?

Un traitement testé chez quelques dizaines de patients n’a pas le même niveau de preuve qu’un médicament ayant démontré son efficacité dans un essai randomisé de phase III.

Et une molécule autorisée en Chine n’est pas automatiquement autorisée en Belgique ou dans l’Union européenne.


🧪 Pourquoi autant d’essais cliniques sont-ils importants ?

Un essai clinique permet de répondre à des questions très concrètes.

Le traitement fonctionne-t-il ?

Pour quels patients ?

Est-il meilleur que le traitement actuel ?

Quels sont ses effets indésirables ?

Pendant combien de temps fonctionne-t-il ?

Améliore-t-il réellement la survie ou la qualité de vie ?

C’est cette succession d’étapes qui transforme une découverte de laboratoire en véritable traitement.

La capacité chinoise à conduire un nombre croissant d’essais pourrait donc accélérer l’évaluation de certaines nouvelles stratégies.

Mais la quantité d’essais ne remplace jamais leur qualité méthodologique.


☢️ Protonthérapie : peut-on traiter en beaucoup moins de séances ?

L’une des illustrations concrètes rapportées depuis Hong Kong concerne la protonthérapie.

Il s’agit d’une forme particulière de radiothérapie utilisant des protons plutôt que les photons employés dans la radiothérapie conventionnelle.

Son intérêt potentiel réside notamment dans la manière dont la dose de rayonnement peut être distribuée dans les tissus.

Dans certaines situations, cela peut permettre de mieux limiter l’irradiation de tissus sains autour de la tumeur.


⏱️ Deux séances au lieu de 35 ?

Au Hong Kong Sanatorium & Hospital, le Dr George Chiu a évoqué un essai clinique mené chez des patients atteints d’un cancer de la prostate.

L’objectif est spectaculaire :

réaliser une protonthérapie en seulement deux fractions.

Selon le médecin interrogé, certains schémas antérieurs pouvaient nécessiter environ 35 séances. L’essai cherche donc à déterminer s’il est possible d’obtenir des résultats comparables avec seulement deux traitements.

Pour le patient, l’intérêt potentiel serait considérable :

moins de déplacements ;

traitement beaucoup plus court ;

organisation quotidienne simplifiée ;

et potentiellement moins de temps passé à l’hôpital.


⚠️ Deux séances : une révolution déjà démontrée ?

Pas encore.

C’est précisément pour cela qu’un essai clinique est nécessaire.

Il faut démontrer que ce schéma très court contrôle aussi efficacement le cancer sans provoquer davantage d’effets indésirables.

Le médecin interrogé à Hong Kong le souligne lui-même : les effets secondaires doivent encore être évalués.

« Plus rapide » ne signifie donc pas automatiquement « meilleur ».

Mais si l’efficacité et la sécurité sont confirmées, la réduction du nombre de séances pourrait représenter un avantage important pour certains patients.


🤖 L’intelligence artificielle arrive aussi dans le dépistage

Autre domaine très présent au congrès :

l’intelligence artificielle.

Hong Kong évalue notamment l’utilisation de l’IA associée au scanner thoracique à faible dose pour le dépistage du cancer du poumon chez certaines personnes à haut risque.

Une étude commanditée doit contribuer à déterminer comment cette technologie pourrait être intégrée à une stratégie locale de dépistage.

Le CIRC a également participé à plusieurs sessions du congrès consacrées à l’intelligence artificielle appliquée au dépistage.


🖥️ Que peut réellement faire l’IA ?

L’intelligence artificielle peut notamment être utilisée pour aider à :

analyser des images médicales ;

repérer certaines anomalies ;

classer des lésions ;

croiser de grandes quantités de données ;

identifier des patients nécessitant des examens supplémentaires.

Mais l’objectif n’est pas de remplacer automatiquement le radiologue ou l’oncologue.

Le gouvernement de Hong Kong a d’ailleurs insisté pendant le congrès sur une utilisation de l’IA venant compléter le jugement clinique, avec des règles de gouvernance et de sécurité.


🫁 Le dépistage du cancer du poumon était lui aussi au centre des discussions

Le CIRC, l’agence de l’Organisation mondiale de la Santé spécialisée dans la recherche sur le cancer, avait envoyé une importante délégation à Hong Kong.

Ses chercheurs ont participé à plus d’une quinzaine de sessions consacrées notamment :

au cancer du poumon ;

au dépistage ;

à l’intelligence artificielle ;

au sevrage tabagique ;

au cancer du col de l’utérus ;

à la vaccination ;

aux inégalités de soins ;

et aux registres du cancer.

Cela rappelle une réalité importante :

l’innovation contre le cancer ne se limite pas à inventer de nouveaux médicaments.

Détecter un cancer plus tôt peut parfois avoir autant — voire davantage — d’impact que développer une nouvelle molécule.


🌿 Et la médecine traditionnelle chinoise ?

Le congrès comportait également un Traditional Chinese Medicine Pavilion.

Les discussions portaient notamment sur l’oncologie intégrative, la gestion de certains symptômes et l’utilisation des technologies numériques.

À Hong Kong, un programme associant médecine conventionnelle et médecine chinoise existe par ailleurs dans certaines structures hospitalières.

Mais cette question nécessite une distinction très claire.

« Médecine intégrative » ne signifie pas remplacer les traitements anticancéreux validés.

Une approche complémentaire peut éventuellement être étudiée pour certains symptômes ou certains aspects de la qualité de vie.

Elle ne doit pas conduire à abandonner une chirurgie, une chimiothérapie, une radiothérapie, une immunothérapie ou une thérapie ciblée dont le bénéfice est démontré.

Les interactions entre plantes, compléments et médicaments anticancéreux doivent également être prises au sérieux.


🏆 La recherche chinoise également récompensée

La présence chinoise ne se limitait pas aux grandes annonces institutionnelles.

Lors de la clôture du congrès, Lu Chen, du Tianjin Medical University Cancer Institute and Hospital, figurait parmi les quatre lauréats des prix récompensant les présentations scientifiques et articles du World Cancer Congress 2026.

C’est un autre signe de l’intégration croissante des équipes chinoises dans les grands réseaux internationaux de recherche en cancérologie.


📉 Hong Kong annonce une baisse importante de la mortalité par cancer

Lors du congrès, le secrétaire à la Santé de Hong Kong, le professeur Lo Chung-mau, a indiqué que le taux de mortalité par cancer standardisé sur l’âge avait diminué de plus de 40 % en trois décennies à Hong Kong.

La précision « standardisé sur l’âge » est essentielle.

Elle permet de tenir compte du vieillissement de la population lorsqu’on compare les périodes.

Cette amélioration ne peut pas être attribuée à une seule innovation.

Elle reflète potentiellement de nombreux progrès cumulés :

prévention ;

diminution du tabagisme ;

diagnostic plus précoce ;

chirurgie ;

radiothérapie ;

traitements systémiques ;

organisation des soins ;

et prise en charge multidisciplinaire.


🌏 La Chine va-t-elle devenir le nouveau centre mondial de la recherche contre le cancer ?

La question est tentante.

Mais elle est probablement trop simpliste.

La recherche oncologique moderne est profondément internationale.

Une molécule peut être découverte en Chine, étudiée dans plusieurs pays, développée par une entreprise internationale puis évaluée par différentes agences réglementaires.

Des chercheurs chinois collaborent avec des équipes américaines, européennes et asiatiques.

Et inversement.

Ce que montre surtout le congrès de Hong Kong, c’est que :

la Chine est désormais un acteur majeur de l’écosystème mondial de l’innovation en oncologie.

Le déplacement du World Cancer Congress vers Hong Kong reflète d’ailleurs, selon l’UICC, l’importance croissante de l’Asie dans la lutte mondiale contre le cancer.


🇧🇪 Et pour un patient en Belgique, qu’est-ce que cela change ?

Pas nécessairement quelque chose demain matin.

Une innovation présentée à Hong Kong peut rester expérimentale pendant plusieurs années.

Avant qu’un nouveau traitement puisse être proposé en Belgique, plusieurs étapes peuvent être nécessaires :

validation des résultats ;

publication scientifique ;

essais complémentaires ;

évaluation réglementaire européenne ;

autorisation de mise sur le marché ;

décision concernant le remboursement ;

et intégration dans les recommandations médicales.

Une annonce de congrès n’est donc jamais synonyme de traitement immédiatement disponible.

Mais les innovations développées en Chine peuvent parfaitement finir par modifier les traitements utilisés en Europe.

C’est déjà le cas de plusieurs médicaments issus de programmes de recherche asiatiques.


🔬 Comment savoir si une innovation est réellement importante ?

Lorsqu’une nouvelle thérapie contre le cancer est annoncée, cinq questions simples permettent d’éviter les effets d’annonce.

1. Chez combien de patients a-t-elle été testée ?

20 patients et 2 000 patients ne donnent pas le même niveau de certitude.

2. Existe-t-il un groupe de comparaison ?

Comparer un nouveau traitement au traitement standard permet de savoir s’il apporte réellement quelque chose.

3. Quel est le critère mesuré ?

Réduction de la tumeur ?

Retard de progression ?

Survie ?

Qualité de vie ?

4. Quels sont les effets indésirables ?

Un traitement efficace peut également entraîner une toxicité importante.

5. Les résultats ont-ils été publiés et confirmés ?

Une annonce préliminaire lors d’un congrès est intéressante.

Mais elle ne possède pas encore le même poids qu’une étude complète évaluée par des pairs et confirmée par d’autres travaux.


Ce qu’il faut retenir

🌏 Le World Cancer Congress 2026 s’est tenu à Hong Kong du 24 au 26 septembre et a réuni plus de 2 000 participants de plus de 120 pays.

🇨🇳 La Chine occupe une place croissante dans la recherche et les essais cliniques en oncologie.

🧬 La médecine de précision et la génomique devraient permettre de sélectionner certains traitements selon les caractéristiques moléculaires de la tumeur.

☢️ À Hong Kong, un essai étudie notamment un schéma de protonthérapie extrêmement court pour certains cancers de la prostate, mais son efficacité et sa sécurité doivent encore être confirmées.

🤖 L’intelligence artificielle est également étudiée pour améliorer notamment le dépistage et l’analyse des données médicales.

🌿 La médecine traditionnelle chinoise était présente dans le volet consacré à l’oncologie intégrative, mais les approches complémentaires ne doivent pas être confondues avec les traitements anticancéreux dont l’efficacité est démontrée.

⚠️ Une innovation présentée lors d’un congrès n’est pas automatiquement un nouveau traitement disponible pour les patients.

🇧🇪 Pour arriver jusqu’à un patient belge, une nouvelle thérapie doit encore franchir différentes étapes scientifiques, réglementaires et de remboursement.

À retenir : le congrès de Hong Kong ne révèle pas un unique « traitement chinois révolutionnaire contre le cancer ». Il montre plutôt une transformation plus profonde : la Chine et l’Asie prennent une place de plus en plus importante dans les essais cliniques, la médecine de précision, la génomique, les technologies de radiothérapie et l’intelligence artificielle. Certaines de ces pistes pourraient contribuer aux traitements de demain, mais leur valeur doit être jugée sur les résultats des essais cliniques, pas sur leur caractère spectaculaire.

Pour aller plus loin

🧬 Mutations EGFR, ALK, KRAS… pourquoi analyser la tumeur change aujourd’hui le traitement du cancer

🤖 L’intelligence artificielle dans la détection du cancer de la peau

🔬 Comment les cellules cancéreuses se déplacent-elles dans l’organisme ?

Sources scientifiques et références

🌍 World Cancer Congress 2026 — UICC

Le congrès s’est tenu du 24 au 26 septembre 2026 à Hong Kong et a réuni plus de 2 000 participants issus de plus de 120 pays.

Consulter le bilan officiel du World Cancer Congress 2026

Consulter le site officiel du World Cancer Congress

🔬 CIRC / Organisation mondiale de la Santé

Le CIRC a participé à plus de 16 sessions consacrées notamment au dépistage, à l’intelligence artificielle, au cancer du poumon, au sevrage tabagique et aux inégalités de soins.

Consulter le programme du CIRC au World Cancer Congress 2026

🧬 Génomique et oncologie de précision

Une nouvelle Lancet Oncology Commission on Cancer Genomics and Precision Oncology a été lancée pendant le congrès afin notamment d’étudier comment rendre les progrès de la génomique plus accessibles aux patients à travers le monde.

Consulter l’annonce du CIRC

🇭🇰 Gouvernement de Hong Kong

Le secrétaire à la Santé de Hong Kong a détaillé les projets concernant la génomique, la médecine personnalisée, l’intelligence artificielle, les essais cliniques et l’accès aux médicaments innovants.

Consulter l’intervention officielle du secrétaire à la Santé

☢️ Protonthérapie et recherche chinoise

Un reportage réalisé pendant le congrès décrit notamment l’essai clinique hongkongais évaluant un schéma de protonthérapie en deux fractions pour certains patients atteints d’un cancer de la prostate.

Consulter l’article relayant le reportage de RFI

📖 Glossaire

Médecine de précision : approche visant à adapter le traitement aux caractéristiques biologiques et moléculaires particulières du cancer d’un patient.

Biomarqueur : caractéristique biologique pouvant aider à diagnostiquer un cancer, estimer son évolution ou sélectionner un traitement.

Séquençage génomique : analyse permettant d’étudier une grande quantité d’informations contenues dans l’ADN.

Thérapie ciblée : traitement conçu pour agir sur un mécanisme moléculaire particulier utilisé par certaines cellules cancéreuses.

Protonthérapie : technique de radiothérapie utilisant des faisceaux de protons.

Fraction : séance au cours de laquelle une partie de la dose totale de radiothérapie est administrée.

Essai clinique : étude réalisée chez des participants afin d’évaluer notamment l’efficacité et la sécurité d’une intervention médicale.

Oncologie intégrative : approche combinant les traitements conventionnels du cancer avec certaines interventions complémentaires évaluées pour améliorer notamment les symptômes ou la qualité de vie, sans remplacer les traitements anticancéreux validés.

🔬 Niveau de preuve scientifique

★★★★★ La médecine de précision et l’analyse moléculaire des tumeurs font déjà partie de la prise en charge standard de plusieurs cancers.

★★★★★ Les essais cliniques randomisés restent indispensables pour déterminer si une nouvelle stratégie thérapeutique apporte réellement un bénéfice par rapport au traitement de référence.

★★★★☆ La Chine est devenue un acteur majeur du développement de médicaments et de la recherche clinique en oncologie, avec une forte croissance de son écosystème de recherche.

★★★☆☆ Les stratégies extrêmement courtes de protonthérapie évoquées à Hong Kong restent à évaluer selon le type de cancer et le protocole étudié ; elles ne constituent pas un nouveau standard universel.

★★★☆☆ L’intelligence artificielle présente un potentiel important en dépistage, diagnostic et organisation des soins, mais son bénéfice doit être validé pour chaque utilisation clinique précise.

★★☆☆☆ Certaines approches présentées dans le cadre de l’oncologie intégrative ou de la médecine traditionnelle chinoise disposent de niveaux de preuve très variables selon l’intervention et l’objectif étudié. Elles ne doivent pas être présentées comme des alternatives aux traitements anticancéreux validés.

Dernière mise à jour scientifique : septembre 2026.

Cet article présente les principaux axes d’innovation discutés autour du World Cancer Congress 2026. Une présentation lors d’un congrès ou un essai clinique en cours ne signifie pas qu’un traitement est efficace, autorisé ou disponible en Belgique. Toute décision thérapeutique doit être discutée avec l’équipe d’oncologie.

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